La lutte contre le décrochage scolaire, une priorité pour le Gouvernement bruxellois

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La lutte contre le décrochage scolaire, une priorité pour le Gouvernement bruxellois

communiqué de presse

10 décembre 2019

Le décrochage scolaire touche de nombreux jeunes et leurs familles. Près de 15% des jeunes bruxellois quittent l’école sans le diplôme de l’enseignement secondaire. Par ailleurs, 28% des élèves bruxellois ont au moins deux ans de retard scolaire.

Face à ces enjeux, la Région bruxelloise a, de longue date, dégagé des moyens importants pour soutenir les écoles, les communes et le secteur associatif, afin de prévenir le décrochage scolaire, d’intervenir lorsqu’un élève décroche ou de mettre tout en œuvre pour remobiliser le jeune dont le parcours scolaire est interrompu.

Sur proposition du Ministre-Président, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a octroyé une subvention aux 19 communes bruxelloises pour leurs actions de lutte contre le décrochage scolaire au sein des Plans locaux de prévention et de proximité (PLPP) en 2020 pour un montant global de 5.400.826,56 €.

Ces moyens viennent s’ajouter aux 2.450.000 € accordés annuellement par la Région pour le Dispositif d’accrochage scolaire (DAS) et le Dispositif de soutien aux activités d’accompagnement à la scolarité et à la citoyenneté (DASC).

En 2020, la Région bruxelloise consacre donc plus de 7.850.000€ aux actionsde prévention du décrochage scolaire au sein des écoles, dans les associations (ateliers d’aide aux devoirs, soutien scolaire, théâtre, musique, sensibilisation à la réduction de la violence, …). Au total, ce sont près de 580 projets et 100 agents de prévention sur le terrain qui agissent tous les jours.

Pour les années futures, le Service École élaborera, en concertation avec les services scolaires communaux de prévention et les acteurs bruxellois de lutte contre le décrochage scolaire, de nouvelles priorités en matière d’accrochage scolaire, afin de préciser et de renforcer le rôle des différents acteurs locaux de référence en la matière.

Pour toute information complémentaire : http://accrochagescolaire.brussels/

Ce site régional a pour ambition de devenir un véritable centre d’expertise en matière d’accrochage scolaire, avec les définitions, les indicateurs du décrochage scolaire, mais aussi une base de données de législations, des études, un annuaire géolocalisé des acteurs du décrochage et des projets soutenus par la Région.

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http://accrochagescolaire.brussels/
Lidia GERVASI Porte-parole (FR)
Zeynep BALCI Porte-parole (NL)

Sélection des projets de Contrat Ecole 2020-2024 et 2021-2025

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Sélection des projets de Contrat Ecole 2020-2024 et 2021-2025

communiqué de presse

5 décembre 2019

Sur proposition du Ministre-Président de la Région de Bruxelles Capitale Rudi Vervoort, le Gouvernement a sélectionné

4 Contrats École pour la période 2020-2024 :

  • Ecole n°1 à Schaerbeek,
  • Basisschool Champagnat à Schaerbeek,
  • Ecole Ulenspiegel à Saint-Gilles,
  • Institut communal Marius Renard à Anderlecht

et 2 Contrats École, qui visent 5 écoles bruxelloises, pour la période 2021-2025 :

  • Athénée Royal Toots Thielemans à Molenbeek,
  • Sint-Ursula, Sint-Pieters-collège, Collège de la Fraternité et Sainte Ursule à Bruxelles (Laeken)

Les 6 Contrats Ecole sélectionnés concernent 9 écoles, 3 néerlandophones et 6 francophones, qui toutes accueillent des élèves issus de milieux défavorisés, et couvrent 5 communes bruxelloises au sein de la Zone de Revitalisation Urbaine (ZRU).

Cette décision, prise en application de l’Ordonnance relative au Contrat École du 25 mars 2019, fait suite à un appel à candidatures adressé en avril 2019 aux pouvoirs organisateurs des établissements scolaires de l’enseignement secondaire et fondamental, situés dans la Zone de Revitalisation Urbaine (ZRU).

« En tant que nouvel instrument de la politique régionale de rénovation urbaine, le Contrat Ecole vise d’une part, le renforcement de l’attractivité des écoles des quartiers fragilisés en tension démographique et en déficit d’image et, d’autre part, une meilleure intégration des écoles dans leur environnement, notamment en renforçant la convivialité et la cohésion sociale du quartier via des actions socioéconomiques et des opérations de requalification de l’espace public », explique Rudi Vervoort.

Avec les Contrats Ecole, le Gouvernement bruxellois témoigne de sa volonté de mobiliser tous les moyens régionaux pour soutenir les politiques communautaires en matière d’enseignement, dans le respect des compétences de chacun. Un budget annuel de 5.000.000 € est réservé à la politique des Contrats École ; c’est donc un budget de 10.000.000 € qui vient d’être alloué aux Contrats Ecole.

Le prochain appel à candidatures biannuel sera lancé en 2021.

Le Service Ecole de perspective.brussels est chargé de la mise en œuvre des Contrats Ecole.

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beecole.brussels
Lidia GERVASI Porte-parole (FR)
Zeynep BALCI Porte-parole (NL)

Réaménagement du quartier européen

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Réaménagement du quartier européen

communiqué de presse

26 novembre 2019

Ce lundi 25 novembre le Cabinet du Ministre-Président Rudi Vervoort et le Cabinet du Secrétaire d’Etat Pascal Smet ont reçu des membres des comités Montgomery, Tervueren-Montgomery, ainsi que le vice-président du GAQ, désireux de faire part de leur avis sur le réaménagement du quartier européen proposé par le Gouvernement.

« C’est le propre de l’enquête publique, cette période permet le dialogue et l’échange de vues sur les différentes visions de la ville. Celle-ci se construit pour ses habitants et leur bien-être, non pas contre eux, c’est ma tâche quotidienne » explique Rudi Vervoort.

Dans ce cadre, les thématiques abordées hier matin furent, entre autres, le processus de consultation des riverains pour les grands projets tel que le Pad Loi, la mixité bureau-logement-équipement introduite par le PAD dans le quartier, et notamment les logements sociaux à créer, la garantie d’avoir suffisamment d’espaces verts, ou encore la nouvelle forme urbaine et les performances environnementales induites par le projet de plan.

Il est vrai que de nombreuses critiques ont été portées sur ce PAD, interprété parfois à tort comme étant un prétexte pour construire de nouvelles tours à Bruxelles.

« En recevant hier les riverains, nous avons pu leur présenter plusieurs éléments tirés du RIE (Rapport sur les Incidences Environnementales) et ainsi les rassurer sur leurs différentes craintes portant sur la hauteur des tours, leurs ombres portées, la perte d’ensoleillement, la densité, les perspectives historiques ou encore le respect du patrimoine. Le RIE du PAD a souvent été mal interprété. Chaque projet fera, évidemment, l’objet d’une procédure de permis qui veillera au traitement des façades le plus léger possible en termes d’impact paysager » ajoute le Ministre-Président.

« Le quartier européen est vieillissant et pauvre sur le plan de la qualité urbanistique. Il y a un manquement clair en termes de mixité fonctionnelle et sociale, on y rencontre très peu de vie après 18h. De plus, son espace public presqu’exclusivement consacré à l’automobile, empêche sa réelle appropriation par ses différents utilisateurs. Cela fait maintenant 10 ans que nous travaillons à son réaménagement. Notre PAD est ambitieux tant il vise à sortir de la conception de « rue couloir » qu’est, aujourd’hui, la rue de la loi, il vise aussi à rehausser l’identité et l’image du quartier européen, partie intégrante de notre Région bruxelloise » explique le Ministre-Président Rudi Vervoort.

« Si la Région accorde une grande importance au patrimoine, elle ne souhaite pas pour autant s’enfermer dans une logique qui dénierait le droit à des visions urbaines nouvelles. Je crois au dialogue constructif entre les différentes époques architecturales lorsqu’il est bien pensé » conclut-il.

L’enquête publique se clôturera le 5 décembre prochain. Les différents avis et observations seront alors analysés et arbitrés par le Gouvernement.

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Lidia GERVASI Porte-parole (FR)
Zeynep BALCI Porte-parole (NL)

La zone d’intervention prioritaire régionale dite « zone de revitalisation urbaine (ZRU 2020) » actualisée

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La zone d’intervention prioritaire régionale dite « zone de revitalisation urbaine (ZRU 2020) » actualisée

communiqué de presse

15 novembre 2019

Depuis 2002, les politiques de revitalisation urbaine s’inscrivaient dans le périmètre d’intervention prioritaire de l’ « Espace de Développement Renforcé du Logement et de la Rénovation » (EDRLR) puis depuis 2016 dans la « zone de revitalisation urbaine (ZRU).

En sa séance du 14 novembre 2019, la Gouvernement régional bruxellois a actualisé cette zone, qui devient la « ZRU 2020 », soit la zone de revitalisation urbaine en vigueur à partir du 1er janvier 2020.

La détermination de la ZRU s’établit sur base des secteurs statistiques répondant à 3 indicateurs socio-économiques de base :

–       données statistiques relatives au revenu médian,

–       à la densité de population et au taux moyen de chômage et

–       en y intégrant de grandes friches urbaines qui font l’objet d’une attention particulière du Gouvernement régional.

Cette zone couvrait la majeure partie de Bruxelles-Ville, ainsi que les quartiers anciens d’Anderlecht, Molenbeek, Koekelberg, Jette, Schaerbeek, Saint-Josse, Ixelles, Etterbeek, Saint-Gilles et Forest, mais aussi quelques îlots d’Evere et de Uccle.

Avec la nouvelle ZRU 2020, de nouveaux secteurs de la 2e couronne bruxelloise apparaissent, notamment des secteurs majoritairement composés par des cités ou cités-jardins de logements sociaux.

« Je me réjouis particulièrement de l’arrivée de ces nouveaux quartiers dans lesquels des programmes de revitalisation urbaine pourront être réalisés » souligne le Ministre-Président  Rudi Vervoort. « L’expérience du contrat de quartier durable au Peterbos en 2018-2019 a démontré l’intérêt urbanistique et sociétal d’inclure de tels quartiers dans les programmes financés par les outils de revitalisation urbaine ».

Les territoires de certains pôles de développement prioritaire inscrits dans la déclaration de politique générale régionale, et pour lesquels la planification opérationnelle a débuté, ont été ajoutés dans la « zone de revitalisation urbaine 2020 » actualisée afin d’y développer des quartiers durables, mixtes et de haute qualité de vie. Ces territoires sont généralement limitrophes aux zones les plus densément peuplées de la Région bruxelloise et bénéficient actuellement de Plans d’aménagement directeurs (PAD) qui sont en cours d’approbation.

Outre les zones des gares du midi et de l’ouest ou encore du site Josaphat, une partie de la zone stratégique de Schaerbeek-Formation et de la ZIR 4 (entre l’avenue de la Reine et le Pont Van Praet) et une partie du quartier compris entre la limite territoriale de Saint-Josse-Ten-Noode et la rue Joseph II (Quartier des Squares – Place Dailly) sont aussi concernées dorénavant par la « zone de revitalisation urbaine ».

« Cette nouvelle zone pourra bénéficier des programmes opérationnels et des moyens financiers dévolus aux contrats de quartiers durables, aux contrats de rénovation urbaine ou encore aux programmes de la « politique de la ville par le développement des quartiers », programmes qui peuvent jouer un rôle de déclencheur ou d’accélération du développement » conclut Rudi Vervoort.

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Lidia GERVASI Porte-parole (FR)
Zeynep BALCI Porte-parole (NL)

Le gouvernement bruxellois pérennise le soutien financier à la Porte d’Ulysse et au Hub humanitaire pour 2019 et 2020.

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Le gouvernement bruxellois pérennise le soutien financier à la Porte d’Ulysse et au Hub humanitaire pour 2019 et 2020.

communiqué de presse

7 novembre 2019

Ce jeudi 7 novembre, le gouvernement bruxellois a pris la décision de réaffirmer son soutien financier à hauteur de 696 000 euros à l’asbl « Bxl Refugees » qui gère le centre d’hébergement pour réfugiés « La Porte d’Ulysse ». Il garantit également un soutien financier de 363.000 euros à l’asbl « Médecins du Monde » afin de lui permettre d’assumer les missions du Hub humanitaire. Ont ainsi été débloqués plus d’un million d’euro pour 2019.  Dans la foulée, afin de permettre à ces deux associations une meilleure prévisibilité financière, le gouvernement a aussi décidé de prolonger ce soutien pour toute l’année 2020 à hauteur de 2.785.000 € pour « Bxl Refugees »  et de 1.090.000 € pour « Médecins du Monde ». Des contrats de gestion spécifiques seront établis entre le gouvernement et ces deux asbl.

Comme l’accord de gouvernement le précisait, la Région bruxelloise garantit ainsi le maintien de ces structures dans l’attente d’une politique de prise en charge digne des publics migrants par le gouvernement fédéral. « L’absence de vision concertée à moyen terme et les difficultés de dialogue avec le gouvernement fédéral conduisent aujourd’hui à une situation problématique pour les opérateurs de l’accueil et de l’accompagnement », déplore Alain Maron, Ministre bruxellois en charge de l’Aide aux Personnes, qui poursuit «  ce soutien régional vient donc suppléer l’absence du fédéral afin de réduire la souffrance humaine et les situations de tensions dans les structures qui ne sont pas spécifiquement destinées à accueillir ce type de public. »

Dans l’attente de cette discussion, le gouvernement bruxellois réaffirme également sa volonté d’expérimenter un projet pilote de Centre d’accueil d’urgence et d’orientation et de créer une capacité d’accueil de 100 places destinée à l’accueil de femmes migrantes isolées ou accompagnées de mineurs et, le cas échéant, de mineurs non accompagnés.

« La situation des personnes migrantes à Bruxelles, et en Belgique, nécessite que toutes et tous assument pleinement leurs missions et leur rôle. Le gouvernement bruxellois a aujourd’hui une nouvelle fois pris ses responsabilités et attend désormais que chaque niveau de pouvoir en fasse de même. Il en va de la dignité humaine », conclut Rudi Vervoort Ministre-Président.

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Lidia GERVASI Porte-parole (FR)
Zeynep BALCI Porte-parole (NL)

Le nouveau Gouvernement bruxellois désigne ses 3 premiers contrats de quartier durable sur les communes de Saint-Gilles, Anderlecht et Schaerbeek

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Le nouveau Gouvernement bruxellois désigne ses 3 premiers contrats de quartier durable sur les communes de Saint-Gilles, Anderlecht et Schaerbeek

communiqué de presse

25 octobre 2019

Le Gouvernement bruxellois a sélectionné ce jeudi matin les 3 lauréats de la 10e série des Contrats de Quartier Durable. Les périmètres « Le quartier de la gare habitante » à Saint-Gilles, « Bizet » à Anderlecht et « La petite colline entre Verte et Poste » à Schaerbeek constituent un premier train pour le nouveau Gouvernement bruxellois qui fait de la revitalisation urbaine des quartiers un levier important pour l’amélioration de la qualité de vie des Bruxellois. Les trois communes bénéficieront chacune d’une subvention de 142.500 euros pour l’élaboration de leur programme et d’un budget de 14.125.000 euros pour son exécution.  

Devenus durables depuis 2010, la Région de Bruxelles-Capitale dispose de l’outil « Contrat de Quartier » depuis 1993. Chaque année, la Région – à l’initiative de son Ministre-Président Rudi Vervoort – lance un nouvel appel à candidatures auprès des communes bruxelloises afin de définir les nouveaux périmètres éligibles à l’élaboration d’un programme de contrat de quartier durable.

L’appel à candidature de la 10e série des CQD a une nouvelle fois confirmé l’importance que revêt pour les communes cet outil régional de revitalisation urbaine pour le développement urbain et l’amélioration des conditions de vie des habitants de la ZRU (zone de revitalisation urbaine). Tout comme pour les 8e et 9e séries, il faut relever le nombre et la qualité des dossiers introduits – 8 dossiers ont été soumis par les communes d’Anderlecht, Bruxelles-Ville, Etterbeek, Koekelberg, Molenbeek, Saint-Gilles, Saint-Josse et Schaerbeek.

Amélioration de la qualité environnementale, création de logements, priorités climatiques, cohésion sociale, économie circulaire, accès de chaque citoyen à des espaces publics apaisés et verdurisés, infrastructures de proximité, notamment avec la création de places d’accueil pour les enfants de moins de 3 ans, et participation citoyenne : tels sont les objectifs poursuivis par le Gouvernement régional avec cette nouvelle sélection.

Les lauréats de la 10e série des « Contrats de Quartiers Durables 2020-2025/2027 » sont respectivement :

o   Saint-Gilles « Le quartier de la gare habitante » : ce périmètre comprend la gare du Midi et ses abords saint-gillois. Le dossier concerne une zone très fragilisée au point de vue social, à la fois enclavée et à proximité de grands pôles urbains. Il met l’accent sur une vision globale du quartier, avec, notamment, un effort sur la mobilité et les espaces publics. « Nous sommes très attentifs à cette zone très prioritaire, au centre de nombreuses dynamiques déjà enclenchées (PAD Midi, schéma directeur, etc.), qui est amenée à évoluer très fortement dans les prochaines années », a souligné le Ministre-Président Rudi Vervoort, en charge du Développement territorial et de la Rénovation urbaine.

o   Anderlecht « Bizet » : ce périmètre n’a jamais fait l’objet d’un Contrat de Quartier étant donné qu’il est apparu pour la première fois dans la ZRU en 2016. Enclavé entre plusieurs barrières physiques que forment le canal et la chaussée de Mons, ce quartier fragilisé se trouve à proximité de Biestebroeck, quartier en grand développement. Le dossier démontre la nécessité d’intervenir sur le logement, la création d’infrastructures et la rénovation des rues et espaces verts en espace public qualitatif et d’y développer une meilleure cohésion sociale et une vie associative, face à la reconversion qualitative des quartiers avoisinants. Pour Rudi Vervoort, « il s’agit d’un choix enthousiasmant car il nous permet pour la toute première fois depuis la création des contrats de quartiers d’intervenir sur un périmètre de la 2e couronne, à la morphologie semi-industrielle. »

o   Schaerbeek « La petite colline entre Verte et Poste » : Si cette zone a déjà bénéficié précédemment de contrats de quartiers, le quartier reste en besoin prioritaire de revitalisation urbaine, comme en témoignent la plupart des indicateurs statistiques de cette candidature (manque d’espaces verts, quartier très dense et nécessité d’augmenter le parc de logements sociaux de quasiment 271%). Le site est intéressant pour la prolongation des dynamiques déjà lancées dans les alentours. Le dossier identifie par ailleurs très clairement les espaces publics à réaménager, notamment la Place Lehon, jamais couverte, et le Parc Reine Verte. « Tant les indicateurs qui démontrent une population en difficulté que la convergence de plusieurs projets à plus large échelle (Contrat de Rénovation Urbaine Brabant Nord, Axe Royale Sainte-Marie, ligne de Métro Nord) rendent ce périmètre particulièrement intéressant », conclut le Ministre-Président Rudi Vervoort.

Dès le 1er novembre, les communes de Saint-Gilles, d’Anderlecht et de Schaerbeek disposeront de près d’une année pour élaborer et développer leur programme opérationnel en vue de le soumettre pour approbation au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale pour le 31 octobre 2020 au plus tard. Ensuite, elles disposeront de 50 mois pour accomplir leur programme et de 30 mois complémentaires pour terminer les chantiers. La Région financera les projets à hauteur de 42,375 millions d’euros répartis à parts égales entre les 3 périmètres sélectionnés pour la période 2020-2025/2027.

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Lidia GERVASI Porte-parole (FR)
Zeynep BALCI Porte-parole (NL)

Adhésion de la Région de Bruxelles-Capitale au projet « Blue Community »

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Adhésion de la Région de Bruxelles-Capitale au projet « Blue Community »

communiqué de presse

10 octobre 2019

Ce jeudi 10 octobre le Gouvernement bruxellois a approuvé l’adhésion de la Région bruxelloise au réseau « Blue Community ».

Le projet Blue Community repose sur 3 piliers fondamentaux, qui constituent autant d’engagements de la part de ses membres :

  1. La reconnaissance de l’eau comme étant un droit de la personne ;
  2. La promotion de services d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées financés et exploités par le secteur public, et lui appartenant ;
  3. L’interdiction de la vente d’eau embouteillée dans les établissements publics et lors d’événements municipaux.

Nous considérons souvent un approvisionnement fiable en eau potable comme normal. Nous ouvrons le robinet et de l’eau potable jaillit. Nous l’utilisons et l’eau «sale» s’évacue dans la canalisation. Pour une grande majorité d’Européens, l’eau que nous utilisons à la maison est potable et disponible 24 h/24. Le bref moment entre le robinet et la canalisation ne représente qu’une infime partie de son long voyage. « Gérer l’eau dans une ville va au-delà des simples réseaux publics de distribution d’eau. Le changement climatique, l’expansion urbaine et les altérations des bassins hydrographiques sont autant de facteurs qui doivent nous alerter, inciter les autorités publiques à agir », déclare le Ministre de l’Environnement Alain Maron.

Dans la déclaration de politique régionale 2019-2024 le Gouvernement s’engage à rejoindre, comme d’autres villes, la « Blue Community ». Il garantit le caractère public du gestionnaire de la production, de la distribution et de l’évacuation des eaux, et à terme de l’épuration. Il reconnaît et défend le principe de l’accès à l’eau potable comme droit humain fondamental.

« Je suis évidemment très sensible à ces deux principes. La garantie d’une gestion publique du cycle de l’eau est par ailleurs souvent un prérequis pour que le droit à l’accès à l’eau potable soit effectif. De plus, je vise, avec mon équipe, d’ici à la fin de la législature, l’abandon du recours à l’eau en bouteille au profit de l’eau de distribution dans les bâtiments dépendant des pouvoirs publics régionaux et communaux, tout comme lors d’événements sponsorisés par les pouvoirs publics. En effet, l’eau du robinet, qui est qualitativement irréprochable, est bien moins coûteuse, tant économiquement qu’environnementalement » explique le Ministre-Président Rudi Vervoort

Par ailleurs, le projet Blue Community prévoit prochainement l’organisation d’un colloque international à Bruxelles.

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Lidia GERVASI Porte-parole (FR)
Jo DE WITTE Porte-parole (NL)

« Vous souffrez d’autosolisme ? Parlez-en à vos collègues ! »

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« Vous souffrez d’autosolisme ? Parlez-en à vos collègues ! »

communiqué de presse

21 mai 2019

Le Gouvernement bruxellois lance une campagne de sensibilisation à l’autosolisme dans le cadre de la Journée Mondiale de l’environnement, ce 5 juin. Le but : inviter chacun à penser autrement sa mobilité dans et aux abords de Bruxelles.
 
Pour rappel, cette proposition du Ministre-Président Rudi Vervoort est issue d’un dialogue constructif entre les autorités bruxelloises et BECI, et a également reçu le soutien du Comité Economique et Social bruxellois.
 
Concrètement, le Gouvernement a prévu d’une part une campagne de communication autour du phénomène de l’autosolisme, soit l’utilisation massive de la voiture individuelle entraînant une congestion routière, qui pénalise autant les automobilistes que l’économie bruxelloise et la qualité de vie à Bruxelles. Campagne d’affichage, spots radios et présence sur les réseaux sociaux mais également un vaste mailing seront déployés afin de sensibiliser tous les acteurs publics et privés à leur usage de l’automobile.
 
Dans un deuxième temps, en partenariat avec BECI et à partir du 5 juin, il s’agira d’inviter les entreprises à tester les différentes alternatives à la voiture individuelle de manière ludique, avec le « Mobilty Passport », développé par MaestroMobile. Cet outil sera mis à disposition des entreprises pour une durée de 3 semaines avec pour objectif de permettre à chacun de tester un maximum de modes de transport et de solutions de mobilité différentes. Les participants bénéficient d’une toolbox reprenant toute l’offre existante de même que des tutoriels et des quizz pour se préparer. Ils bénéficient également de codes de réduction auprès des différents services de mobilité pour les tester sans frais.
 
Cette démarche du gouvernement bruxellois, également portée par le Ministre de l’emploi et de l’économie Didier Gosuin, et par le Ministre de la Mobilité Pascal Smet, est appelée à s’inscrire dans le temps et à amplifier la dynamique de concertation mise en place avec les partenaires sociaux à travers Go4Brussels (Stratégie 2025).
 
Pour le Ministre-Président Rudi Vervoort, « l’originalité de la démarche tient dans une action conjointe avec les partenaires sociaux sur le thème de la mobilité. J’espère que ce type de projet permettra de fédérer les ressources publiques et privées pour une mobilité plus apaisé au bénéfice des Bruxellois et des entreprises bruxelloises. » 

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Lidia GERVASI Porte-parole (FR)
Jo DE WITTE Porte-parole (NL)

Première étape pour le futur nouveau pôle nautique bruxellois !

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Première étape pour le futur nouveau pôle nautique bruxellois !

communiqué de presse

16 mai 2019

Sur proposition du Ministre-Président Rudi Vervoort, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a approuvé le scénario préférentiel de développement d’un nouveau pôle nautique autour du site du Bruxelles Royal Yacht Club (BRYC), sur des terrains de la Donation royale et du Port de Bruxelles en aval du Pont Van Praet.

« Ce projet mixte ambitieux préconise la reconfiguration du site actuel du port de plaisance et du club-house du BRYC ainsi que de la zone située en surplomb, entre le canal et l’avenue Van Praet, pour y aménager un espace public de qualité, un parc, des équipements liés à l’activité nautique et portuaire, des équipements sportifs et des surfaces pour des activités productives. De quoi en faire un nouveau lieu réellement emblématique pour Bruxelles du fait de sa situation géographique et de sa singularité dans le domaine du Port de Bruxelles »,souligne Rudi Vervoort.

Le gouvernement régional a chargé la Société d’Aménagement Urbain (SAU), dans son son rôle d’assemblier régional, d’examiner les moyens nécessaires pour mettre en œuvre cette vision dans le cadre du Plan Canal. Une vision qui résulte des conclusions d’une étude pilotée par la SAU, en concertation avec tous les partenaires concernés(1). Présentée en primeur ce 15 mai aux membres du BRYC par la SAU et le Port, cette étude a retenu comme scénario final, validé par le gouvernement régional, celui de ce « nouveau pôle nautique bruxellois avec un parc en balcon ».

Un projet partagé par plusieurs acteurs publics et privés

En 2017, en collaboration notamment avec perspective.brussels et l’équipe du Maître architecte dans le cadre du Plan Canal, la SAU avait initié une « Étude de définition urbaine et d’opérationnalisation pour le site de la Donation Royale et du Port de Bruxelles en aval du Pont Van Praet à Bruxelles » (réalisée par Multiple architecture & urbanism). Un site emblématique, du fait de sa situation géographique, de la présence du port de plaisance et du club-house du BRYC ainsi que de la possibilité d’y développer un programme conforme aux ambitions du Plan Canal : conserver l’activité économique et renforcer son intégration urbaine ; créer des espaces publics conviviaux et fédérateurs ; favoriser la mixité des fonctions…

Gilles Delforge, le directeur de la SAU, explique que « cette étude et le travail de coordination des acteurs publics et privés que la SAU a assuré ont permis d’identifier les besoins des divers acteurs concernés, d’organiser un consensus entre eux sur un scénario de développement conforme aux ambitions de la Région, de démontrer la faisabilité du projet et de créer les conditions operationnelles de sa mise en œuvre. Celle-ci implique notamment : la relocalisation des activités de Bruxelles-Propreté situées à cet endroit (ce pour quoi la SAU et perspective.brussels objectivent les pistes possibles) ; le réaménagement des voiries Van Praet, Croix de Feu et Vilvorde par Bruxelles-Mobilité et la STIB ; des moyens publics pour la réalisation des diverses facettes du projet. Je me félicite de l’excellente collaboration qui a prévalu jusqu’ici avec toutes les parties, dont le BRYC et la Donation Royale, et du consensus sur ce scénario ambitieux. »

La SAU doit, à présent, affiner l’épure budgétaire du scénario retenu, dont le coût est actuellement estimé à 16 millions d’euros (hors réaménagement des voiries et relocalisation de Bruxelles-Propreté) sur une période de 10 ans. Ce travail sera mené en collaboration avec le Port et en concertation avec toutes les autres parties par la SAU, qui soumettra une note opérationnelle au prochain gouvernement. Celui-ci prendra alors, sur cette base, les décisions, notamment budgétaires, nécessaires pour entrer dans la phase de concrétisation.

Une composante majeure de la diversification des usages de la voie d’eau

Philippe Matthis, directeur général adjoint du Port de Bruxelles, indique que « Le Port de Bruxelles est particulièrement fier du plan de redéveloppement du pôle nautique et du travail accompli par l’ensemble des partenaires qui a permis d’arriver à ce résultat magnifique. Cette dynamique commune doit être poursuivie et le Port entend garder un rôle moteur pour la mise en œuvre de ce plan. Le nautisme, et le BRYC en particulier, constitue en effet une composante majeure de la diversification des usages de la voie d’eau, chère au Port de Bruxelles depuis de nombreuses années. Grâce à ce plan, le nautisme pourra, encore mieux qu’aujourd’hui, cohabiter étroitement et en parfaite harmonie avec l’activité économique du Port, primordiale pour le Région de Bruxelles-Capitale. »

(1) Gouvernement régional, sau-msi.brussels, perspective.brussels, urban.brussels, bma.brussels, port.brussels, BRYC, Donation Royale, Bruxelles Mobilité, Agence Bruxelles Propreté, Ville de Bruxelles.

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Lidia GERVASI Porte-parole (FR)
Jo DE WITTE Porte-parole (NL)

Les fouilles archéologiques sous le Parking 58 se poursuivront

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Les fouilles archéologiques sous le Parking 58 se poursuivront

communiqué de presse

2 mai 2019

Sur proposition du Ministre-Président en charge de l’Aménagement du Territoire et des Monuments et Sites, Rudi Vervoort, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a décidé de permettre la prolongation des fouilles commencées sur le chantier de construction du nouveau centre administratif de la Ville de Bruxelles, BruCity, pour cause d’utilité publique, à savoir la sauvegarde de la mémoire des origines de la ville.

En effet, ce terrain situé rue de la Vierge noire 1-21 / Rue de l’Evêque de 1 à 13 / Rue des Halles de 4 à 24 / et Rue du Marché aux Poulets, est le théâtre d’une fouille archéologique qui a livré des données de la plus haute importance pour l’histoire de Bruxelles.

« C’est la Direction du patrimoine culturel de Bruxelles Urbanisme et Patrimoine qui a assuré, en bonne intelligence avec le maître d’ouvrage et l’entrepreneur général, le suivi archéologique des démolitions et terrassements à 7,5 mètres de profondeur. C’est dans la zone centrale du terrain, après l’enlèvement du plateau du Parking 58, que les résultats ont été spectaculaires », explique le Ministre-Président Rudi Vervoort.

Les premières découvertes obtenues à ce jour sont :

  • La présence d’alluvions de la Senne sur toute la surface du terrain visée par les terrassements et qui datent du 16e siècle au 10e siècle ;
  • La présence d’aménagements des berges de la Senne datant du Moyen Âge, dont un quai en pierre datant du 14e siècle et de plusieurs structures en bois plus anciennes ;
  • La conservation des stratigraphies de multiples couches renfermant des objets archéologiques relevant d’une multitude d’artisanats et de matériaux différents dont la datation remonte au-delà du 10e siècle, probablement jusqu’au 7e siècle ;
  • Le potentiel de données microscopiques contenues dans chaque couche, dont l’échantillonnage et l’analyse, permettent la reconstitution de la vie quotidienne et de l’environnement urbain au Moyen Âge ;
  • La présence d’un affluent de la Senne, connu jusqu’à ce jour uniquement par les sources d’archives ;
  • La topographie locale autour de la Senne au Moyen-Âge.

Les conditions de préservation exceptionnelles, liées à la nature du sous-sol, permettent la mise au jour d’objets rares comme des nasses de pêche et une multitude d’objets en cuir et en bois (chaussures, peignes,….) témoignant de la vie quotidienne au Moyen Âge.

« Cette fouille offre la possibilité d’écrire un pan de l’histoire économique et sociale (activités portuaires, artisanat, maîtrise des eaux….) de Bruxelles pour une époque pour laquelle les opportunités de recherche archéologique ont porté principalement sur des sites religieux (cathédrale) ou castraux (palais du Coudenberg) liés à l’élite dominante de la ville », ajoute Rudi Vervoort.

A ce jour, il reste encore une zone à fouiller sur une profondeur variant de 1 à 2 mètres avant d’arriver au sol naturel. Cette zone renferme une multitude de données qui contribueront à la reconstitution de l’histoire de la ville, ce qui justifie, en bon entendement avec le maître d’ouvrage, la prolongation des fouilles entreprises.

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Lidia GERVASI Porte-parole (FR)
Jo DE WITTE Porte-parole (NL)