Le Ministre-Président Rudi Vervoort et le Secrétaire d’État Pascal Smet en visite de travail à Istanbul et Ankara

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Le Ministre-Président Rudi Vervoort et le Secrétaire d’État Pascal Smet en visite de travail à Istanbul et Ankara

Communiqué de presse

24 octobre 2021

Rudi Vervoort, Ministre-Président bruxellois, et Pascal Smet, Secrétaire d’État bruxellois aux Relations internationales et au Commerce extérieur, se rendent en Turquie pour représenter les intérêts de Bruxelles dans le cadre d’une mission économique. Plusieurs rencontres politiques et économiques sont au programme.

L’agenda de cette visite de trois jours est bien rempli. Le Ministre-Président et le Secrétaire d’État rencontreront notamment les maires d’Istanbul et d’Ankara. 

Des rencontres avec le secteur économique sont également prévues, ainsi qu’avec la communauté LGBTQI+ et une organisation pour les réfugiés coordonnée par l’ONU. Les deux membres du gouvernement visiteront également un nouveau projet urbain dans le cadre duquel une vieille centrale à gaz a été convertie en pôle culturel. Ils se rendront aussi dans le centre historique pour y partager des bonnes pratiques en matière de revalorisation urbaine entre nos villes.

Le Ministre-Président et le Secrétaire d’État avait déjà signé numériquement un protocole d’accord avec le maire d’Istanbul en février de cette année. Le protocole d’accord avec Ankara sera quant à lui signé en présentiel avec le maire de la capitale turque ce mardi 26 octobre. 

Outre les membres du gouvernement, la délégation est composée d’une dizaine d’acteurs économiques bruxellois, dont le Management Center Europa (MCE). Le MCE est un acteur exemplaire du secteur de l’Apprentissage et du Développement installé depuis plus de 60 ans déjà en Région bruxelloise. Il signera demain un accord avec la Istanbul Technical University en vue d’une collaboration portant notamment sur l’accompagnement et la formation de leurs anciens étudiants.

Des représentants de hub.brussels accompagnent les entreprises bruxelloises sur place pour rencontrer des clients potentiels, les aider à développer leur réseau et explorer plus avant les opportunités du marché turc. 

Des rencontres auront également lieu avec trois organisations LGBTQI+ pour échanger sur les défis quotidiens auxquels ils font face, notamment la problématique d’isolement depuis la crise sanitaire de la Covid-19.

À Ankara, la délégation visitera enfin le Centre International de Formation Professionnelle pour réfugiés, ouvert en juillet 2018 par le Haut-Commissariat des Nations Unies. Ce centre propose une formation complète aux personnes ayant besoin d’une protection internationale ainsi qu’aux membres de la communauté d’accueil.

Le Ministre-Président Rudi Vervoort: « Cette mission bruxelloise marque une nouvelle étape dans nos relations avec Istanbul et Ankara. Le programme est riche : des réunions politiques, des visites de terrain, un forum d’affaires, des opportunités de networking et une cérémonie de signature d’accord de coopération. Dans le cadre de notre protocole d’accord, nous analyserons ensemble comment nous pouvons continuer à œuvrer pour une ville de demain, durable et inclusive. »

“En ces temps difficiles, avec diverses tensions sur la scène mondiale, il est très important de s’engager dans la diplomatie des villes. Nous devons collaborer avec d’autres villes du monde si nous voulons vraiment relever les défis métropolitains, p. ex. sur le plan du développement urbain, de l’égalité des chances, de la santé publique et du climat. Nous rencontrerons dans ce cadre les maires des villes progressistes d’Istanbul et d’Ankara ainsi que des représentants d’organisations de réfugiés et de la communauté LGBTQI+ dans les prochains jours. En outre, nous continuerons à exploiter les possibilités du marché turc pour nos sociétés en compagnie d’une dizaine d’entreprises bruxelloises. La Turquie n’est pas uniquement un grand marché de débouché, nous avons aussi des liens forts en raison de l’importante diaspora turque à Bruxelles”, déclare Pascal Smet, Secrétaire d’État bruxellois aux Relations internationales et au Commerce extérieur.

Déclaration de politique générale prononcée par le Ministre-Président – jeudi 21 octobre 2021

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Déclaration de politique générale prononcée par le Ministre-Président - jeudi 21 octobre 2021

21 octobre 2021

Monsieur le Président,

Cher(e)s collègues,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Il y a un an, prononçant devant vous la Déclaration de Politique Générale, je faisais le constat de l’incertitude fondamentale que la pandémie née au cours de l’année 2020 faisait peser sur nos sociétés. C’était la première fois, depuis la création de la Région, que nous avons débattu d’un projet politique en sachant tous que sa réalisation pouvait être contrainte par les évolutions d’un phénomène que nous ne maîtrisions pas.

Malgré les incertitudes, la majorité a affirmé pleinement sa volonté de porter un projet pour notre Région, de proposer une voie pour sortir de la crise, même si nous ne pouvions savoir si les sursauts de la pandémie nous permettraient la mise en œuvre des projets que nous portions. Il fallait de la détermination face à la crise autant que de l’humilité face à l’incertitude. C’est l’engagement que nous prenions alors devant vous.

Et nous avons fait face, ensemble, à cette crise. Au-delà du débat politique, nécessaire et légitime, sur les projets, nous faisons face. Les uns portant la responsabilité de la mise en œuvre d’une politique régionale, les autres celle, indispensable, de son contrôle. Et dans notre petit pays compliqué, dans notre Région aux 19 communes ou presque tous les partis participent, à un niveau ou à un autre, à la gestion exécutive, nous faisons encore face, ensemble, à cette pandémie.

Nous l’avons fait et nous le faisons, en ne cessant de débattre des politiques menées au sein de cette assemblée, démocratiquement et dans le respect. C’est remarquable. Maintenir la démocratie vivace dans ces moments d’incertitude sociétale est essentiel.  L’histoire nous a appris combien ces moments de tensions peuvent constituer des tentations pour des discours simplistes, anti-démocratiques. Nous avons d’ailleurs pu observer cette tentation à l’œuvre dans plusieurs Etats. 

Pas de cela en Région bruxelloise.  Malgré les circonstances extraordinaires que nous traversons et les mesures aussi peu ordinaires que ces circonstances appellent parfois à prendre, nous avons maintenu dans cette assemblée un débat de fond, respectueux, en évitant les simplismes. Je m’en réjouis et en rends hommage à Votre assemblée, majorité comme opposition confondues.

(…)

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La Région bruxelloise choisit le projet de l’association Atelier Kempe Thill – Kaderstudio pour la première opération de logements publics de Usquare.brussels

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La Région bruxelloise choisit le projet de l’association Atelier Kempe Thill – Kaderstudio pour la première opération de logements publics de Usquare.brussels

communiqué de presse

21 octobre 2021

Le Ministre-Président de la Région bruxelloise, Rudi Vervoort, et la Secrétaire d’État chargée du Logement, Nawal Ben Hamou, ont annoncé que la Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB) a désigné l’association momentanée pilotée par les bureaux d’architecture Atelier Kempe Thill et Kaderstudio pour concevoir la première des opérations de logements publics prévues sur le site de Usquare.brussels.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la reconversion de l’ancienne caserne Fritz Toussaint, à Ixelles, qui est coordonnée par la Société d’Aménagement Urbain (SAU). Elle porte sur la rénovation lourde de trois bâtiments existants et d’un local annexe pour y créer 32 logements locatifs sociaux. Situé à l’angle de la rue Fritz Toussaint et de l’avenue de la Couronne, l’ensemble actuel est dénommé le « Clos des Mariés ». Initialement conçu pour le logement des gendarmes mariés, le site avait été partiellement désaffecté et occupé pour partie par des bureaux de la Police Maritime. Ce bâti d’intérêt patrimonial retrouvera donc sa vocation première d’habitation.

Le projet est réalisé pour la Société Immobilière de Service Public BinHôme, qui en a délégué la maîtrise d’ouvrage à la SLRB.

Le Clos des Mariés aujourd’hui. © sau-msi.brussels

Le Ministre-Président régional bruxellois Rudi Vervoort indique : « Je me réjouis de cette étape vers la concrétisation de la première opération de logements publics dans le cadre de Usquare.brussels. Le gouvernement régional a décidé que l’ensemble des logements pour familles qui seront créés dans le cadre de la reconversion de l’ancienne caserne Fritz Toussaint seront publics. Produire ici des logements sociaux, comme la SLRB le fait pour le compte de BinHôme, contribuera, d’une part, à répondre aux besoins des Bruxellois en la matière et, d’autre part, à assurer la mixité du futur quartier ouvert et dynamique, urbain et convivial, universitaire et international, durable et innovant que la SAU est chargée de développer. Cette opération de la SLRB rencontre par ailleurs les objectifs de la Région en termes de mise en valeur du patrimoine et de construction circulaire axée sur le réemploi, qui constituent deux axes essentiels du développement de Usquare.brussels. »

La Secrétaire d’État au Logement Nawal Ben Hamou souligne : « Intégrer du logement social au sein du projet Usquare.brussels revêt une importance cruciale lorsqu’on considère qu’Ixelles dispose aujourd’hui du plus faible taux de logements sociaux de la Région. Le projet de réhabilitation des anciens bâtiments du « Clos des Mariés » nous permettra à terme de proposer 32 nouveaux logements aux familles en attente d’un logement social. Ce projet nous conforte également dans la nécessité de saisir toutes les opportunités au sein des quartiers les plus densément bâtis de la Région pour réaffecter des bâtiments existants en logements publics afin d’assurer une offre suffisante de logements abordables à destination des ménages à faibles revenus. »

Yves Lemmens, le directeur général de la SLRB, précise que « Le projet lauréat de l’association Atelier Kempe Thill – Kaderstudio a su conjuguer les enjeux de futurs logements de qualité avec ceux de l’esprit du lieu, en sublimant l’environnement du clos en un triptyque de jardins verdoyants et intimes. Les architectes proposent une relecture du « Clos des Mariés » avec un principe fédérateur et une revalorisation patrimoniale, facilitant l’inscription du clos dans le contexte plus large des casernes. Le projet met l’accent notamment sur la mixité des logements, les possibilités de rencontre et de cohésion sociale, l’intégration de la biodiversité et de la mobilité douce, tout en croisant les enjeux de circularité des matériaux. Avec ce projet pilote, la SLRB est enthousiaste de s‘inscrire avec l’équipe lauréate au travers d’une dynamique de pratiques constructives circulaires et plus durables, et ce en collaboration avec Bruxelles Environnement et autres acteurs de la circularité.

Le « Clos des Mariés », ensemble de 4 bâtiments organisés autour de 2 cours, offre un cadre de vie exceptionnel pour ces 32 logements sociaux, dont la plupart seront attribués à de grandes familles. En effet, le projet répond à la demande du futur gestionnaire avec une offre en logements de 1 à 6 chambres. La SLRB prévoit de déposer la demande de permis d’urbanisme pour l’été 2022 et d’accueillir les premiers locataires en 2025. »

Gilles Delforge, le directeur de la SAU, souligne « Ce projet constitue une nouvelle « brique » du projet Usquare.brussels, qui renforce sa mixité fonctionnelle et son caractère inclusif. Il vient s’adjoindre aux équipements universitaires qui sont développés par l’ULB et la VUB avec l’appui du Fonds européen de développement régional (FEDER) ; aux futurs logements familiaux acquisitifs qui seront produits par citydev.brussels ; ainsi qu’aux futurs logements pour étudiants, aux équipements de proximité et aux espaces publics dont la SAU assure la réalisation. La collaboration avec la SLRB et BinHôme, dans le cadre de la mission de coordination menée par la SAU sur l’ensemble du site de Usquare.brussels, a permis le choix d’un projet répondant au mieux aux objectifs du projet urbain du site. Le projet architectural choisi allie respect du patrimoine et inscription dans les nouveaux modes d’habiter. Il permet notamment d’apporter à tous les logements des espaces extérieurs. Il s’inscrit dans une démarche engagée en termes de réemploi de matériaux. Il est soucieux d’intégration dans le contexte plus large d’Usquare.brussels tout en conservant les qualités propres du Clos. Comme « pilote » de Usquare.brussels, la SAU veille, dans son rôle d’aménageur des grands projets de développement urbain bruxellois, à la bonne collaboration entre tous les intervenants et à la bonne intégration de toutes les composantes de la reconversion de l’ancienne caserne. »

Les architectes de l’Atelier Kempe Thill et de Kaderstudio décrivent leur projet en insistant sur le fait : « La situation urbaine de l’îlot est très intéressante : elle présente une position stratégique au sein de la métropole sur un axe majeur, tout en offrant une implantation introvertie avec un écrin de verdure clôturé, tel un « hortus conclusus » évoquant les jardins des anciens monastères. Le projet est ainsi protégé voire isolé de l’animation de la ville, ce qui confère une ambiance plutôt rare à Bruxelles qui donne l’envie d’y vivre. Il devient alors pertinent de souligner cette ambiance domestique, ce cadre bucolique et inattendue afin de créer un lieu de vie unique. Nous avons proposé une forte verdurisation des espace ouverts communs et privatifs. Les plantes grimpantes et foisonnantes donnent une tout autre image à la caserne, d’apparence austère. Les balcons filants sur toute la longueur de façade rajoutent un véritable espace de vie pour les logements. Le projet se veut également exemplaire du point de vue de la durabilité, en travaillant à la fois minutieusement sur les qualités des bâtiments existants et en intégrant des techniques de construction circulaire. Enfin, le projet de « Clos des Mariés » sera relié au futur réseau de chaleur urbain développé sur tout le site de Usquare.brussels, afin qu’aucun combustible fossile ne soit plus utilisé. Le nouveau thème « végétal » du projet, qui harmonise l’image globale du Clos, et la méthodologie circulaire des concepteurs apportent une réponse claire aux besoins actuels et futurs du logement urbain, et aux questions environnementales. »

L’ancienne caserne Fritz Toussaint et, en bleu, les bâtiments qui vont être reconvertis en logements sociaux dans le
cadre de l’opération Usquare.brussels. © sau-msi.brussels (GlobalView)

La Région bruxelloise offre une nouvelle vie à la Maison du Prieur du Rouge-Cloître

Maison du Prieur - rouge cloitre

La Région bruxelloise offre une nouvelle vie à la Maison du Prieur du Rouge-Cloître

communiqué de presse

20 octobre 2021

Un vent nouveau souffle sur le site de Rouge-Cloître à Auderghem. Inoccupée depuis 20 ans, la Maison du Prieur s’apprête enfin à retrouver une seconde vie. Lancés à l’initiative de la Région bruxelloise en 2019 et menés par les bureaux d’architecture Origin et LD2, les travaux de restauration et de rénovation de ce lieu d’exception, joyau du patrimoine régional, sont aujourd’hui terminés. A termes, le lieu abritera un espace Horeca et accueillera, à l’étage, des événements de types socio-culturels.

La Maison du Prieur du Rouge-Cloître est l’un des plus anciens vestiges de l’ancien cloître, construit entre le 14ème et le 15ème siècle et ayant connu de grandes phases de transformation au cours des 17ème et 18ème siècles. 

Au moment de démarrer le chantier, le bâtiment présentait d’importantes dégradations ainsi que des problèmes de stabilité au niveau du plancher du premier étage. Par ailleurs, les contraintes attenantes au projet de rénovation étaient considérables. Patrimoniales d’abord, puisque le bâtiment et son site sont classés, environnementales ensuite puisque la Maison du Prieur est située en zone protégée (Natura 2000) et présente des enjeux importants en termes de biodiversité, liées notamment à la présence de chauves-souris dans ses combles.

Après 20 ans d’inoccupation, ce trésor du patrimoine bruxellois s’apprête à rouvrir ses portes au grand public.

Lancées par la Régie Foncière régionale (Direction facilities du SPRB), encadrées et financées par les experts d’Urban-Patrimoine et pilotées par les bureaux d’architecture Origin et LD2, la rénovation et la restauration ont permis de préserver et de reconstituer l’ensemble des vestiges patrimoniaux et architecturaux du bâtiment tels que les façades, l’intérieur et la toiture, le plancher et les cloisons à l’étage ou encore les baies ogivales, éléments remarquables de l’ancienne galerie du cloître.

Afin d’offrir une seconde vie à ce lieu d’exception, le rez-de-chaussée a été aménagé en vue d’abriter à terme un espace de petite restauration qui s’intégrera aux lieux afin d’en préserver toute son authenticité. Au-delà du bâtiment, les travaux ont également eu pour objectif de transformer les abords du bâtiment. A cette fin, une terrasse a notamment été réalisée à l’avant du Prieur.
 
Durant toute la durée du chantier, la fonction patrimoniale du site s’est entièrement mise au service de la rénovation et de la mise en conformité du bâtiment.  Les interventions contemporaines ont été réalisées afin que les visiteurs et visiteuses puissent se préfigurer l’aspect du lieu tel qu’il était dans sa période faste. Grâce à cette belle réalisation, Région et les architectes en charge du projet sont aujourd’hui heureux d’apporter une nouvelle dynamique à ce lieu chargé d’histoire et ont hâte de vous le faire découvrir.

Le Ministre-Président Rudi Vervoort déclare « Après deux années d’un chantier conséquent – mais au combien difficile au regard de la protection patrimoniale et environnementale qui entourent ce site remarquable – la restauration et la rénovation globale de la Maison du Prieur, inoccupée depuis 1992, sont désormais totalement achevées. Je tiens à remercier chaleureusement les architectes ainsi que les agents régionaux, tant de la Direction Facilities du SPRB que de la Direction du Patrimoine culturel d’Urban.brussels. Ils ont en effet réussi, grâce à leur travail, leur passion et leur compétence, à redonner une nouvelle vie à ce lieu exceptionnel. Au nom du Gouvernement bruxellois, je suis extrêmement heureux qu’il soit à nouveau rendu accessible aux Bruxellois.es ainsi qu’à tous les amoureux de patrimoine. »

« C’est un chantier emblématique qui se termine. Urban.Brussels (service patrimoine) a encadré ce chantier. Ces experts ont conseillé et accompagné les architectes pendant toute la durée des travaux. Il était essentiel de redonner vie à ce lieu tout en respectant son passé et son histoire. Les travaux de restauration ont ainsi été financé par Urban Brussels. Preuve une fois encore que la Région prend ses responsabilités pour continuer à faire vivre son patrimoine » explique Pascal Smet, Secrétaire d’État en charge de l’Urbanisme et du Patrimoine.

« 20 ans d’inoccupation, ça peut paraître court pour un bâtiment qui compte plus de 6 siècles d’histoire et qui est l’un des témoins les plus remarquables de notre patrimoine communal. Mais pour les Auderghemois, je peux vous assurer que ça a été long ! On ne cachera donc pas notre plaisir ! Et ceci d’autant plus qu’après une autre longue attente, nous venons de recevoir le permis d’urbanisme pour la rénovation des bâtiments que la commune occupe sur le site, à savoir le manège, la ferme et la grange. D’ici peu, Rouge-Cloître aura ainsi retrouvé tout son lustre d’antan et deviendra un pôle culturel, éducatif et récréatif majeur en Région bruxelloise. » conclut Didier Gosuin, Bourgmestre d’Auderghem.

Inauguration du Nouvel Aubier : Centre de jour et d’hébergement pour adultes porteurs d’un handicap sensoriel, moteur ou mental à Bruxelles

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Inauguration du Nouvel Aubier : Centre de jour et d’hébergement pour adultes porteurs d’un handicap sensoriel, moteur ou mental à Bruxelles

communiqué de presse

19 octobre 2021

En présence de Rudi Vervoort, Ministre-Président régional bruxellois en charge du Handicap, Barbara Trachte, Ministre-Présidente de laCommission Communautaire Française (COCOF) et Boris Dilliès, Bourgmestre d’Uccle, un nouvel espace de vie dédié aux personnes en situation de handicap adultes vient d’être inauguré sur le site de l’IRSA (Institut Royal pour Sourds et Aveugles) à Uccle. Porté par le Conseil d’Administration de l’IRSA et soutenu financièrement par les Sœurs de la Charité et les pouvoirs publics (la COCOF), le bâtiment moderne et visionnaire dans sa conception répond au manque de places d’accueil pour les adultes porteurs d’un handicap sensoriel, moteur ou mental à Bruxelles.

Un bâtiment en ligne avec le développement de l’IRSA 

Le projet (rêvé depuis 30 ans) a démarré concrètement en 2010.L’IRSA se trouvait confronté à des problèmes complexes en matière d’hébergement : les jeunes étaient « dispersés » dans cinq résidences différentes, et les adultes logés dans une maison rudimentaire qui ne répondait pas aux nouvelles normes de sécurité.  En outre, l’habitat était inadapté aux adultes en situation de handicap vieillissants. « La rénovation de l’Aubier(bâtiment existant) et la construction du Nouvel Aubier se sont inscrits dans la stratégie de développement du Centre de Services », explique Reginald Beyaert, Directeur Général de l’IRSA.

Le soutien indispensable des pouvoirs publics

L’essentiel des travaux a été financé par la Commission Communautaire Française (COCOF), c’est-à-dire 4,3 millions sur les 6,8 millions du coût du projet, qui a marqué approbation sur l’avant-projet des travaux en 2015. « Ce projet me tient particulièrement à cœur, se réjouit Céline Fremault, Présidente du Conseil d’Administration de l’IRSA depuis février 2021. Je suis très heureuse d’avoir pu y contribuer lorsque j’étais Ministre en charge de l’Aide aux Personnes handicapées à la COCOF. La concrétisation de ce projet symbolise aussi la volonté de l’IRSA de développer et moderniser ses infrastructures. Je souhaite aussi poursuivre le travail entamé par mon prédécesseur, Marcel Crochet dont je salue la ténacité dans le suivi du dossier ».

« Le bâtiment que nous inaugurons aujourd’hui est un très bel exemple et aussi l’aboutissement d’une bonne collaboration entre les pouvoirs publics et le secteur privé. Et au-delà de la rénovation de nos bâtiments, capitale, j’ai aussi eu à cœur, dès le début de cette législature, de consacrer une part importante de notre budget à la création de nouvelles places de jour et d’hébergement. Sachez que ce sont 107 places qui ont déjà pu être ouvertes depuis septembre 2019, et que nous continuerons à mobiliser nos efforts pour une offre de plus en plus étoffée et variée », conclut Rudi Vervoort, Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale. 

Barbara Trachte, Ministre-Présidente de la Cocof : « Augmenter le nombre de places de jour et d’hébergement à l’attention des personnes handicapées est l’une des priorités du Collège de la Cocof pour cette législature. Je me réjouis que la construction du Nouvel Aubier contribue à cette dynamique. Surtout, je tiens à remercier et à féliciter toutes celles et ceux qui ont cru à ce projet de longue haleine qui va contribuer au bien-être des résidents et de leurs familles »

Une nouvelle infrastructure qui enrichit la qualité architecturale et urbanistique du site

L’architecture contemporaine du projet s’intègre parfaitement sur le site de l’IRSA en termes de gabarits, de matériaux et de couleurs. Les deux bâtiments totalisent une superficie de 3.200 m². Chaque espace a été pensé, réalisé et ajusté pour les personnes les moins valides.  Un soin particulier a été apporté à la notion d’accessibilité autour du bâtiment : accessibilité de plain-pied aux sept points d’entrée, liaison directe au sous-sol entre les deux bâtiments, noyaux de communication pourvus de deux ascenseurs, larges couloirs, salles de bains adaptées de grande taille.

A propos de l’Aubier

Depuis plus de 180 ans, l’IRSA, sous l’impulsion de la Congrégation des Sœurs de la Charité, prend en charge l’éducation d’enfants handicapés sensoriels. Devenus adultes, certains d’entre eux sont incapables de s’insérer dans un circuit de travail ordinaire ou en atelier protégé (aujourd’hui Entreprise de Travail Adapté). Leurs difficultés principales sont liées à leur déficience sensorielle associée à un handicap mental, à des troubles relationnels, comportementaux ou moteurs légers. Afin de répondre aux besoins de ces personnes, l’IRSA a créé l’Aubier. Ce dernier se compose d’un centre de jour et d’un centre d’hébergement pour adultes qui accueillent respectivement 40 et 30 adultes. Le centre propose un panel d’activités dans différents domaines tels que la culture, la musique, le sport, les sorties, la créativité, les loisirs, le bien-être… Le travail est également axé sur la réalisation de projets spécifiques où l’attention est mise sur la participation sociale et l’inclusion des bénéficiaires en fonction de leurs compétences.

Déclaration de politique générale prononcée par le Ministre-Président – vendredi 23 octobre 2020

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Déclaration de politique générale prononcée par le Ministre-Président - vendredi 23 octobre 2020

communiqué de presse

23 octobre 2020

Monsieur le Président,

Cher(e)s collègues,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Jamais sans doute dans l’histoire de la Région, la Déclaration de Politique Générale n’a été prononcée en des temps si incertains. 

La pandémie de Covid-19 soumet nos sociétés, notre système démocratique et le lien social à une épreuve violente autant qu’inédite.  

L’épreuve est sanitaire, économique, sociale; elle affecte l’apprentissage des enfants et des étudiants, elle affecte la culture, le sport, elle restreint nos possibilités de déplacements, en Belgique comme dans le monde.  Elle menace notre capacité à créer du lien, nos relations sociales, la solidarité entre individus et entre générations.   Des vies sont perdues.  La santé, physique, mais aussi mentale des Bruxellois est affectée. Nombre d’entre eux perdent leur emploi, des centaines d’entreprises sont menacées de faillites.

Mais au-delà de ces maux, la pandémie soumet notre société à un stress supplémentaire : l’incertitude.  Personne ne peut dire avec assurance aujourd’hui quand et comment ces épreuves pourraient prendre fin.  

Et cette incertitude est un défi en soi.  Si l’acceptation de l’aléa de son destin individuel est une épreuve philosophique pour l’hommeet la femme, elle est un défi violent pour nos sociétés postmodernes.  Elle est une épreuve pour notre système politique, qui a vocation à organiser, et à prévoir.

L’exercice que nous menons rituellement en cette troisième semaine d’octobre est censé tracer les lignes de l’action du gouvernement pour l’année à venir.  Action soutenue par un budget, c’est-à-dire une prévision de recettes et de dépenses pour l’année à venir.

Nous mesurons la fragilité, pour ne pas dire la vanité de cette démarche dans la situation actuelle.  Pourtant, elle est nécessaire.  Parce que plus que jamais, il faut se fixer des objectifs et se donner les moyens de les réaliser. 

La majorité s’est donné ces objectifs. Et malgré les inconnues majeures qui pèsent sur la situation sanitaire, économique et sociale, nous avons été plus loin, en convenant d’une trajectoire budgétaire pluriannuelle à échéance de la législature, et des grandes lignes la déterminant.

Je vous avais annoncé, il y a un an, que ce travail serait mené pour aboutir au printemps 2020, sur base d’une analyse complète du budget de la Région.  Ce travail a été interrompu par la crise, et par le bouleversement du travail au sein des administrations.  Nous l’avons ensuite remis sur le métier, tant bien que mal, pour nous donner cette épure pluriannuelle.  Et nous poursuivrons encore ce travail pour rationaliser l’organisation administrative de la Région, et fournir le meilleur service au citoyen, en utilisant au mieux les ressources régionales.

L’ambition de la majorité, déclinée sur les quatre années à venir, s’inscrit bien entendu dans les priorités portées par la Déclaration de Politique Générale de la législature.  En effet, la crise à laquelle nous faisons face n’a pas remis en cause ces objectifs. 

Le rapport de diagnostic établis par Perspective comme base du Plan de Relance et de Redéploiement l’a démontré : les défis de la crise croisent les enjeux de la Déclaration de Politique Générale.  Les défis identifiés à savoir, soutenir les publics fragilisés, contrer les conséquences sociales et économiques de la crise  et assurer la capacité de résilience face aux crises futures, ces défis, doivent trouver réponse dans une action déterminée dans les quatre priorités régionales majeures : logement, climat, mobilité, économie-emploi.

(…)

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Le contrat école prévoit une place nouvelle et sûre pour Klavertje 4

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Le contrat école prévoit une place nouvelle et sûre pour Klavertje 4

communiqué de presse

28 janvier 2020

En 2018, la Région bruxelloise octroyait les premiers contrats école. La Ville de Bruxelles se réjouit que son école maternelle et primaire néerlandophone Klavertje 4 ait été incluse dans ce projet pilote. Ensemble, avec les riverains, les parents et les organisations locales, l’école réfléchit aux moyens qui lui permettront de devenir un lieu plus ouvert et qui renforceront son rôle rassembleur dans le Quartier Nord. Dans ce contrat école, l’accent est mis notamment sur l’aménagement d’un parvis vert et sûr en terme sécurité routière, qui relie l’école aux blocs de logements sociaux. 

« L’école se situe à l’avenue de l’Héliport. Chaque jour, c’est un va-et-vient de 350 enfants. Ils sont presque tous originaires du quartier, beaucoup d’élèves vivent dans les tours résidentielles d’en face. Cependant, les parents ne laissent pas leurs enfants traverser ici l’esprit tranquille : trop de barrières, trop de circulation, ce n’est pas un endroit où l’on a envie d’être. Par ce projet, nous comptons bien changer la situation » explique Ans Persoons, Échevine de l’Urbanisme et des Espaces publics, des Affaires et de l’Enseignement néerlandophones.

« Les contrats école constituent un nouvel instrument de la politique régionale dont je suis très fier. Nous assurons une meilleure intégration urbaine par le biais de la rénovation urbaine. Nous investissons dans des écoles situées dans des quartiers vulnérables. Le plus souvent, ces écoles souffrent d’un déficit d’image. Nous voulons précisément inverser cela en investissant dans les infrastructures. Cela peut se faire, par exemple, en renouvelant la cour de récréation ou la piste cyclable jusqu’à rénover la salle de sport. De cette façon, les riverains ont un accès à des espaces verts ou publics, et ceci également en dehors des heures d’école. Cet investissement permet non seulement de revaloriser le quartier, mais aussi de créer plus de cohésion sociale entre un quartier et ses habitants”, déclare Rudi Vervoort, Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale.

Pourquoi Klavertje 4 a-t-elle obtenu un contrat école ?

Klavertje 4 est situé dans le Quartier Nord, une zone avec plusieurs immeubles-tours, une circulation dense et des espaces verts fragmentés. Le quartier compte de nombreuses familles défavorisées qui ont un accès limité aux activités de loisirs après l’école. Un coordinateur « École élargie » était déjà actif à l’école, et par le biais de ce contrat école, nous voulons mieux utiliser l’infrastructure scolaire pour en faire un espace ouvert où les enfants du quartier peuvent aller pour de nombreuses activités après les heures d’école.

Pourquoi aménager un parvis vert ?

L’entrée principale de l’école se situe à l’avenue de l’Héliport. L’espace public est sombre  et est aménagé entièrement en fonction de la circulation automobile. Sous la supervision du Maître architecte bruxellois, la Ville de Bruxelles a organisé un concours avec pour but principal de verduriser cette zone et de l’aménager à l’échelle des piétons et des cyclistes. Le jury a retenu le projet suivant de l’équipe Act, Wauw et Tractebel :

  • La voie publique sera réaménagée de façade en façade sur toute la longueur de l’école (= 2000m²) avec des pavés recyclés à joints ouverts.
  • Des accents en terre rouge cuite et des bancs supplémentaires ajouteront une touche ludique. Le trottoir sera élargi, la chaussée sera rétrécie et tout sera ramené à un seul niveau. Ces interventions ralentiront le trafic.
  • Dans le futur, il sera possible de traverser en toute sécurité à un des trois passages pour piétons.
  • Il y aura un atelier de réparation pour vélos et une partie de la voie sera aménagée en parcours vélo ludique, ce qui permettra aux enfants du quartier d’apprendre en toute tranquillité à rouler en vélo.
  • La liaison avec le plateau surélevé du Foyer Laekenois sera également réaménagée. Un nouvel escalier permettra d’accéder facilement au domicile d’un grand nombre d’élèves et sera un véritable lieu de rencontre pour le quartier.
  • Il s’agit également d’obliger les automobilistes à modérer leur vitesse en plantant de nouveaux arbres jusqu’au niveau de la voie de circulation.

En 2020, le projet sera élaboré plus en détail, la demande de permis sera introduite et l’entrepreneur sera désigné. Les travaux devraient débuter en 2021, leur coût étant estimé à 700.000 euros (dont 470.000 euros proviennent de la Région bruxelloise et 230.000 euros de la Ville). 

« Après les travaux, la cour de récréation de l’école et la voie publique fusionneront. L’école deviendra plus accessible et tout l’environnement invitera à la rencontre. L’ensemble des interventions vise à obliger la circulation automobile à ralentir physiquement et à verduriser la zone. Ce réaménagement constitue également une préparation à la fermeture éventuelle de la rue dans un stade ultérieur – en prévision du plan de mobilité de mon collègue Bart Dhondt », résume Ans Persoons.

Plus d’info ?
Nancy NGOMA Porte-parole (FR)
Zeynep BALCI Porte-parole (NL)
Thi-Tiên Trân Cabinet Ans Persoons

Déclaration de politique générale prononcée par le Ministre-Président – vendredi 18 octobre 2019

DPG-2019

Déclaration de politique générale prononcée par le Ministre-Président - vendredi 18 octobre 2019

communiqué de presse

18 octobre 2019

Monsieur le Président,

Cher(e)s collègues,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Nous vivons la 30ème année de la Région bruxelloise.

30 ans qu’ensemble, élus, membres du gouvernement, personnel de nos services publics, forces socio-économiques et associatives de notre Région, nous construisons Bruxelles, un meilleur Bruxelles.

Il y a 30 ans, lors des premières élections des conseillers bruxellois, un quotidien – Le Soir – écrivait :

« Demain, les Bruxellois seront maîtres chez eux (…). Ils seront seuls à gérer. Et ils n’auront plus d’excuse. (…). Demain, les Bruxellois seront responsables.

Ils seront d’abord responsables devant leur ville. Ils devront la gérer efficacement. Et veiller particulièrement à la bonne harmonisation qui devra exister entre toutes ses fonctions. Il faudra des entreprises, des bureaux, des institutions internationales, mais il faudra aussi des habitants. D’autant plus que le budget de la région dépendra de l’impôt sur les personnes physiques, donc sur les habitants. C’est toute une politique de maintien et d’accueil de la population qu’il faudra mener, avec tout ce que cela signifie dans les domaines de la qualité de la vie, de l’emploi, de la circulation… ».

Cette annonce des défis à venir, cet avertissement quant aux responsabilités à prendre, font toujours, pour l’essentiel, actualité.

Nombre d’entre ces défis subsistent, bien sûr, et d’autres ont pris une ampleur nouvelle.

Les défis de l’harmonisation des fonctions de la ville, de la lutte contre la dualisation socio-spatiale, du chômage, de l’engorgement automobile sont toujours d’actualité, comme dans la plupart des grandes zones urbaines.

Mais le défi environnemental, la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité et les questions de santé publique liées à la pollution sont venus s’y ajouter.

C’est pour répondre à ces derniers enjeux que nous nous engageons résolument sur la voie d’une gouvernance climatique. Nous assurerons la contribution de chaque Ministre, chaque compétence aux objectifs communs. La question environnementale est devenue trop importante pour être portée par un seul Ministre. Au sein de notre Gouvernement, c’est désormais un enjeu collégial.

La pauvreté aussi est de ces défis auquel nous ne pouvons faire face que collectivement. Phénomène multifactoriel, la pauvreté ne reculera que sous l’effet de mesures volontaristes convergentes, dans de nombreux domaines. La très récente étude publiée par la Fondation Roi Baudoin nous rappelle l’urgence d’agir en rappelant combien à Bruxelles, aujourd’hui, la pauvreté touche durement les enfants.

A l’ensemble de ces défis, Mesdames, Messieurs, le Gouvernement entend apporter des réponses cohérentes à travers des politiques intégrées, qui portent des ambitions fortes pour les 30 prochaines années.

Ces politiques nous devons les développer dans un cadre contraint à plusieurs égards.

Le cadre institutionnel et spatial d’abord : le cadre d’une Région aux limites administratives plus étroites que le bassin socio-économique de la ville.

Le cadre juridico-institutionnel ensuite, incontestablement plus compliqué à Bruxelles que dans les autres régions, et qui demande un travail de coordination intense pour que toutes les énergies puissent être dirigées vers des objectifs communs.

Le cadre budgétaire ensuite, cadre contraint à la fois par la limitation de la perception de l’impôt, et par les transferts insuffisants.

Le budget de la Région bruxelloise s’élevait, il y a 30 ans, à 30 milliards de francs belges. Il est donc aujourd’hui près de sept fois plus important. Les réformes de l’Etat successives ont vu les Régions recevoir de nouvelles compétences, et une part des budgets y afférents. Bruxelles a aussi reçu une part, mais une part seulement, des coûts qu’elle supporte au profit de toute la Belgique.

Ces coûts sont ceux d’une capitale politique et administrative nationale et européenne, d’une métropole économique qui accueille sur son territoire des centaines de milliers de travailleurs venus des autres régions, et assume donc les infrastructures nécessaires à leur venue, en termes de mobilité, bien sûr, mais aussi en termes de sécurité, notamment.

Ces coûts, le Gouvernement y a fait face pendant la législature précédente de manière ambitieuse, en investissant dans la mobilité comme jamais précédemment. Et ces investissements se poursuivront intensivement les prochaines années, dans le métro, les lignes de tram et le plan bus. 

Se sont ajoutés à ces investissements planifiés les investissements urgents nécessités par l’état de certaines infrastructures, les tunnels particulièrement.

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Déclaration de politique générale prononcée par le Ministre-Président – jeudi 18 juillet 2019

DPG-2019

Déclaration de politique générale prononcée par le Ministre-Président - jeudi 18 juillet 2019

communiqué de presse

19 juillet 2019

Monsieur le Président,
Cher(e)s collègues,
Mesdames et Messieurs les Députés,

Ceux qui me connaissent le savent, je suis l’homme d’une méthode.

Cette méthode qui associe, qui cherche le compromis, qui veut la synthèse. Une méthode qui alimente les convergences sans jamais diluer l’essentiel et qui convoque le sens de l’intérêt commun.

Cette méthode, éprouvée et partagée par mes partenaires, je suis heureux de pouvoir vous en présenter, aujourd’hui, les fruits. Ceux d’un travail important, sérieux, rigoureux et emprunt d’optimisme pour notre Région, qui fête cette année ses 30 ans d’existence.

Aujourd’hui, la Région bruxelloise, malgré la complexité de nos institutions, est citée comme exemple en termes de stabilité et de continuité de nos institutions publiques.

Il y a trente ans, la loi spéciale du 12 janvier 1989 portait l’avènement de Bruxelles comme Région à part entière. Au fil des années, la stabilité des institutions bruxelloises a permis de penser les politiques menées de façon transversale et cohérente, dans l’intérêt des Bruxellois.

Ces constats ne suffisent malheureusement plus. Bruxelles fait face à un triple enjeu : une urgence sociale, une urgence climatique et l’autonomie budgétaire à l’horizon 2025. Il nous appartient désormais de mobiliser notre intelligence collective pour identifier les leviers d’action qui nous permettront de répondre, dans le concret du quotidien, aux aspirations d’une majorité des citoyens bruxellois.

Gouvernance climatique

Les défis imposés par l’urgence climatique, les enjeux environnementaux et de santé publique exigent des autorités politiques des réponses concrètes et collectives s’inscrivant dans une réflexion transversale et à long terme.

De ce point de vue, les politiques environnementales, si elles sont nécessaires, ne sont plus, à elles seules, suffisantes.

Le Gouvernement entend répondre de façon ambitieuse aux objectifs européens et aux engagements pris lors de l’Accord de Paris, en portant une politique climatique juste et proactive.

La Région se dotera, quant aux enjeux climatiques et de biodiversité, d’une stratégie à long terme basée sur des objectifs contraignants afin que Bruxelles s’engage comme une Région « bas carbone » et respectant l’objectif européen de neutralité carbone à l’horizon 2050.

Un tel enjeu ne peut trouver de solution que s’il repose sur une vision partagée par les Bruxellois. A cet effet, le Gouvernement initiera un débat public, associant les citoyens bruxellois, les acteurs économiques, sociaux et institutionnels, les initiatives de transition et les pouvoirs locaux autour d’une vision « bas carbone » pour Bruxelles à l’horizon 2050. Le Gouvernement appuiera également son action sur l’expertise scientifique. Un comité d’évaluation interdisciplinaire et indépendant sera institué au sein du Conseil de l’environnement et sera chargé de remettre annuellement un rapport au Parlement sur l’état des politiques publiques en matière de stratégie climatique et de biodiversité régionale.

Enfin, en poursuivant les politiques visant à l’apaisement et à l’amélioration du cadre de vie des quartiers, la Région se dotera d’une stratégie d’adaptation urbaine anticipant les conséquences des dérèglements climatiques et des risques environnementaux, économiques et sociaux qui en découlent.

Gouvernance socio-économique et budgétaire

Cette législature sera également une période cruciale pour l’ensemble des régions du pays, appelées à réaliser leur autonomie budgétaire avec la fin du mécanisme de solidarité nationale prévue en 2025.

Il est donc primordial que le Gouvernement renforce l’économie régionale, augmente le taux d’emploi, poursuive ses investissements stratégiques et renforce la gouvernance publique.

Il nous faut une économie régionale créative, innovante et forte qui soutient la création d’emplois au bénéfice des Bruxellois, renforce l’attractivité de la ville et constitue un atout pour maintenir les forces vives sur son territoire et attirer les talents de demain.

Par un soutien renforcé aux entrepreneurs, de petites et moyennes activités, et par le développement d’une économie plus circulaire, orientée vers les technologies nouvelles, nous contribuerons à augmenter l’emploi des Bruxellois tout en ciblant les dispositifs de formation professionnelle et d’enseignement en général. Premiers vecteurs de cohésion et d’émancipation sociales.

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7.350.000 euros octroyés par la Région à la lutte contre le décrochage scolaire entre 2019 et 2021

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7.350.000 euros octroyés par la Région à la lutte contre le décrochage scolaire entre 2019 et 2021

communiqué de presse

13 février 2019

Le décrochage scolaire touche de nombreux jeunes et leurs familles. Près de 15% des jeunes bruxellois quittent l’école sans le diplôme de l’enseignement secondaire. Et, 28% des élèves bruxellois ont au moins deux ans de retard scolaire.

« Face à ces enjeux, la Région bruxelloise a mis en place des mécanismes de financement permettant de soutenir les écoles, les communes et le secteur associatif afin de prévenir le décrochage scolaire, d’intervenir lorsqu’un élève décroche ou de mettre tout en œuvre pour remobiliser le jeune dont le parcours scolaire est interrompu » explique Rudi Vervoort, Ministre-Président. Ces dispositifs sont gérés par le Service Ecole de perspective.brussels.

Via le Dispositif d’accrochage scolaire (DAS), le Gouvernement régional bruxellois va octroyer entre 2019 et 2021, une subvention de5.852.609 euros aux écoles situés sur l’ensemble des communes bruxelloises afin qu’elles mènent, des activités de prévention du décrochage scolaire. Au total, ce ne sont pas moins de 384 projets qui seront ainsi menés. Il s’agit d’ateliers d’aide aux devoirs, de théâtre, de musique, de sensibilisation à la réduction de la violence. Les activités se déroulent obligatoirement dans l’école, en dehors du temps scolaire.

Via le Dispositif de soutien et d’accompagnement aux activités d’accompagnement à la scolarité et à la citoyenneté des enfants et des jeunes (DASC), le Gouvernement régional bruxellois soutient directement le secteur associatif via l’octroi de subvention à concurrence de 1.500.000 euros sur la période 2019-2021. Ce n’est pas moins de 58 associations qui bénéficieront de moyens régionaux pour mener des projets de soutien scolaire, d’épanouissement personnel du jeune, … Une attention particulière a été portée par la Région aux publics les plus défavorisés et à la participation des parents.

« Outre une intégration difficile sur le marché du travail, le décrochage scolaire et l’abandon scolaire précoce peuvent à terme induire des problèmes sociaux. Si la Région n’a pas de compétences spécifiques en matière d’enseignement, il est cependant de notre devoir d’amener ces enfants vers la réussite et j’en fais mon cheval de bataille » assure Rudi Vervoort.

L’ensemble des projets financés par la Région bruxelloise via ces dispositifs sont consultables sur le site www.accrochagescolaire.brussels. Ce site régional a pour ambition de devenir un véritable centre d’expertise en matière d’accrochage scolaire. On y retrouve les définitions, les indicateurs du décrochage scolaire mais aussi une base de données de législations, des études en la matière. Ce site reprend également un annuaire géolocalisé des acteurs du décrochage et des projets soutenus par la Région. Ce nouvel outil régional se veut évolutif. L’objectif est poursuivre son développement avec les 19 communes, partenaires privilégiés de la Région dans la lutte contre le décrochage scolaire. Les Communautés sont également associées au travail.

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Lidia GERVASI Porte-parole (FR)
Jo DE WITTE Porte-parole (NL)