Mediapark – Reyers : le Gouvernement bruxellois adopte son plan pour le futur quartier !

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Mediapark - Reyers : le Gouvernement bruxellois adopte son plan pour le futur quartier !

communiqué de presse

31 mars 2023

A l’initiative du Ministre-Président Rudi Vervoort, le Gouvernement bruxellois a approuvé la nouvelle mouture du projet de Plan d’Aménagement Directeur (PAD) ainsi que son rapport sur les incidences environnementales (RIE) pour le site stratégique de Mediapark. Place désormais à la présentation du projet et à une nouvelle enquête publique !

Le site de Mediapark est situé sur la commune de Schaerbeek, à proximité directe des communes de Woluwe-Saint-Lambert et d’Evere. Ancienne propriété des entreprises RTBF et VRT, le site enclavé d’environ 20 hectares a été acquis par la Région bruxelloise dans le but d’ouvrir ce bout de territoire à son environnement urbain immédiat. Situé dans une zone en carence d’espaces verts accessibles au public, l’ouverture du site comme quartier et pôle média attractif à l’échelle régionale et nationale présente une réelle opportunité d’offrir aux Bruxellois un nouveau quartier comprenant de nombreux espaces publics et espaces verts qualitatifs et des logements.

Suite aux résultats de la première enquête publique, le Gouvernement avait en effet décidé de modifier en profondeur le projet initial. Ce nouveau plan 2.0 élaboré par perspective.brussels, l’administration en charge de la planification territoriale, intègre une série de demandes émanant de la société civile et des instances consultatives : une baisse significative de la densité du site, au profit des espaces verts et ouverts pour près de 10 hectares ; ainsi qu’une protection accrue pour la biodiversité urbaine sur l’ensemble du site.

Avec ce projet urbain, le Gouvernement bruxellois souhaite rencontrer quatre principaux objectifs :

 

  1. Déployer le site Reyers comme pôle des médias

Le projet ambitionne de connecter le site enclavé à son environnement urbain, à travers une programmation urbaine tout en développant un pôle des médias à l’échelle régionale et nationale, attractif tant pour les entreprises actives dans ce domaine que les établissements d’enseignements actifs dans le secteur des médias. Le projet suggère en outre d’améliorer l’accessibilité du site par les transports publics en rendant possible l’aménagement d’une nouvelle ligne de tram. Il projette enfin de mettre en place des cheminements de mobilité active et de valoriser les parkings vélos.

  Intégrer la biodiversité dans les projets urbains

Le PAD Mediapark a été l’occasion d’un travail inédit sur la biodiversité, mené en collaboration avec l’association Natuurpunt et Bruxelles Environnement. Les études menées ont permis d’aboutir à un plan qui allie le développement urbain avec la préservation de la biodiversité locale, et ce grâce à une série de mesures qui accompagneront la mise en œuvre du plan. 

  1. Désenclaver le site pour en faire un quartier habité

Le désenclavement du site permet le développement d’une offre diversifiée en logements avec de nouveaux espaces dédiés aux équipements et aux commerces. Au niveau patrimonial, le plan ambitionne d’activer la tour Reyers, véritable marqueur visuel du site.

  1. Mettre en œuvre des principes d’économie circulaire

Les bâtiments existants étant amenés à être démolis à terme, le projet de PAD contient d’importantes ambitions visant l’économie circulaire et le réemploi des matériaux.

Une stratégie d’avenir cohérente

Une série de chantiers sont par ailleurs déjà en cours à Mediapark et permettent de préfigurer le futur de ce nouveau quartier. Les travaux de construction des nouveaux sièges de la RTBF (Media Square) et de la VRT battent leur plein. Leurs ouvertures sont respectivement prévues pour 2024 et 2025, tout comme ceux en cours pour la construction du bâtiment FRAME qui accueillera notamment le nouveau siège de BX1 et l’IHECS Academy.

Enfin, et parallèlement à ces projets, le réaménagement du boulevard Reyers et le Masterplan pour le Parkway-E40 signent la transition du quartier et de la Région vers une mobilité automobile plus apaisée.

Le projet de PAD Mediapark (et son RIE) sera soumis à enquête publique au printemps 2023 et un moment de consultation public sera également organisée dans ce cadre, afin de permettre aux habitants et à toutes personnes intéressées de poser leurs questions.

 

L’ensemble des informations et des documents relatifs au projet de plan sont consultables sur le site internet de perspective.brussels, ainsi qu’auprès des administrations communales de Schaerbeek, de Woluwe-Saint-Lambert et d’Evere durant l’enquête publique.  

« Grâce à l’enquête publique et à la démocratie urbaine, le Gouvernement bruxellois a pu retravailler avec un cap clair et présenter un tout nouveau projet urbain répondant encore davantage aux enjeux exprimés par les Bruxellois et les Bruxelloises : un nouveau quartier habité à destination des médias avec plus de 10 hectares d’espaces ouverts et verts,  faisant la part belle à la protection de la biodiversité urbaine ainsi qu’aux atouts indéniables de ce bout de territoire bruxellois » déclare le Ministre-Président bruxellois Rudi Vervoort.

Antoine de Borman, directeur-général de perspective.brussels : « Le plan d’aménagement du site Reyers traduit cette ambition d’en faire un pôle des médias et un quartier habité.  Le travail qui a été fait pour préserver la biodiversité sur le site est inédit et traduit des méthodes innovantes pour prendre à bras le corps cet enjeu. Ce pôle ouvre la voie à une nouvelle partie de ville avec des logements accessibles, des équipements et des services de proximité mais aussi un nouveau parc urbain au profit de tout le quartier. »

Autour de la gare du Midi : la Région investit 22 millions d’euros pour transformer le quartier !

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Autour de la gare du Midi : la Région investit 22 millions d’euros pour transformer le quartier !

communiqué de presse

30 mars 2023

Ce jeudi, à l’initiative du Ministre-Président Rudi Vervoort, le Gouvernement bruxellois a approuvé définitivement le lancement du 7ème Contrat de rénovation urbaine  dit « Autour de la Gare du Midi » (CRU 7), un programme d’investissement public inédit pour transformer les abords de la gare.  Ce CRU 7 vise à améliorer la qualité du cadre de vie autour de la Gare du Midi, sur un périmètre qui touche aux territoires des communes de Saint-Gilles, d’Anderlecht et la Ville de Bruxelles. Ses différents projets de réaménagement se concentrent sur les espaces publics, les espaces verts et les équipements. Ils se répartissent en trois séquences : l’Esplanade de l’Europe, le Cœur de gare et le parc des Deux Gares.

L’élaboration du  CRU 7 par perspective.brussels a démarré en juin 2021. Un processus participatif a suivi une première phase d’étude, afin de s’appuyer sur le vécu et les expériences des habitants, des usagers et des acteurs du quartier, avec entre autres, des balades participatives, des séances d’informations, des ateliers de travail et enfin une enquête publique (organisée entre octobre et novembre 2022).

Le résultat : un programme ambitieux pour le quartier financé par la Région et les partenaires du programme (Bruxelles Mobilité, Beliris, le SPRB, Bruxelles Environnement, les communes de Saint-Gilles, d’Anderlecht et la Ville de Bruxelles ainsi que les associations locales).

Des espaces verts publics et équipements dans un quartier qui en manquent cruellement

Le fil rouge de ces projets de proximité est le réaménagement ambitieux des espaces ouverts autour de la gare : offrir plus de place aux modes actifs, relier les quartiers depuis l’ilot des Deux Gares jusqu’à la Petite Ceinture, s’inscrire dans un maillage vert et bleu à l’échelle régionale et permettre la création d’équipements publics sur ces espaces publics requalifiés.

  • Pour l’Esplanade de l’Europe et ses alentours, le programme prévoit le réaménagement des espaces publics tels que l’Esplanade de l’Europe en elle-même et celui de la rue Couverte. Il vise notamment à l’implantation d’équipements de proximité dans le petit quadrilatère (espace situé sous les rails du train) avec un pôle de sport urbain et un pôle soin. Un hébergement pour mineurs étrangers non accompagnés (MENA) sera, par ailleurs, construit Boulevard du Midi. Ces différents projets ont pour objectif de répondre aux besoins identifiés (végétalisation, propreté, sport, soin, publics précarisés…) dans le quartier en activant des espaces à ce jour sous-utilisés.
  • Pour le Cœur de gare, le programme prévoit le réaménagement des espaces publics tels que la place Victor Horta, la rue de France, la rue de l’Instruction, les carrefours Bara et Vétérinaires afin d’offrir plus d’espace qualitatif aux modes actifs et à la végétalisation. Des pistes cyclables seront aussi créées afin de rendre la connexion depuis la rue des Vétérinaires vers l’îlot des Deux Gares plus sûre, verte et agréable.
  • Pour l’ilôt des Deux Gares, le programme prévoit la création d’un nouvel espace vert public le long de la Senne à ciel ouvert et dont l’entrée principale sera prévue rue des Vétérinaires. Ce projet permettra de répondre au manque d’espaces verts dans ce quartier minéralisé et cela pour un meilleur cadre de vie.  Ce sont près de 14M d’euros qui sont mis à contribution de la verdurisation de la ville dans un quartier particulièrement dense !

Enfin, des appels à projets pour encourager les actions de cohésion sociale et de vie collective seront également lancés par les trois communes d’Anderlecht, de Saint-Gilles et de Ville de Bruxelles. 

Il s’agira entre autres de répondre aux problématiques sociales et de santé des publics précarisés présents dans le quartier, mais aussi aux enjeux relatifs à la propreté publique, à la gestion des déchets en lien avec le marché du Midi, aux défis climatiques urbains ou encore aux dynamiques économiques locales. L’occupation temporaire de l’ancienne pompe à essence (située rue des Vétérinaires) et du petit Quadrilatère est également prévue pour accompagner les habitants et usagers du quartier dans l’appropriation des nouveaux lieux de vie.

Prochaine étape

La première phase d’exécution du CRU se déroulera du 1er avril 2023 jusqu’au printemps 2028. Elle consiste pour la Région bruxelloise à acquérir les biens nécessaires pour le développement des projets, l’exécution des marchés publics, les études techniques, etc. Cette phase sera suivie de la phase de mise en œuvre (travaux) qui se terminera en 2030.

Rudi Vervoort, Ministre-Président bruxellois : « Les quartiers aux alentours des gares sont des enjeux urbains et la Gare du Midi n’échappe pas à cette règle. Avec cet investissement de 22 millions couplé aux grands principes d’aménagement approuvés précédemment par mon Gouvernement, ainsi qu’au projet de métro, au nouveau siège de la SNCB et aux moyens du Contrat de quartier, c’est une dynamique nouvelle que nous entendons initier d’ici 2030, pour le quartier Midi !  »

Antoine De Borman, directeur-général de perspective.brussels : « Aujourd’hui le quartier Midi est évidemment marqué par la présence des infrastructures ferroviaires. Les liens entre la gare internationale et les quartiers autour ont progressivement diminué. Jamais un programme d’investissement public de cette ampleur n’a été mené autour de la Gare du Midi. Le CRU 7 vise un meilleur maillage urbain et permettra de concrétiser les ambitions du projet urbain Midi. Avec la réalisation des différents projets, prévus dans ce programme, nous voulons améliorer la qualité du cadre de vie et la qualité environnementale du quartier Midi. »

citydev.brussels et perspective.brussels lancent le guichet régional des occupations temporaires pour guider et soutenir les propriétaires et les porteurs de projet

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citydev.brussels et perspective.brussels lancent le guichet régional des occupations temporaires pour guider et soutenir les propriétaires et les porteurs de projet

communiqué de presse

23 mars 2023

Les occupations temporaires continuent à gagner en importance à Bruxelles. En créant un guichet des occupations temporaires, la Région bruxelloise montre l’intérêt qu’elle leur porte comme levier d’innovations et de développements urbains. Perspective.brussels et citydev.brussels unissent leurs forces pour coordonner ce Guichet. Concrètement, une plateforme web est mise à disposition comme interface des utilisateurs du guichet. L’objectif : établir un lien entre porteurs de projets et propriétaires de lieux inoccupés et mettre à disposition l’expertise des deux organismes pour mettre en place des occupations temporaires.  

Le développement de projets temporaires à Bruxelles

Occuper un site ou un bâtiment de manière temporaire avant une reconversion définitive est une logique qui se développe de plus en plus en Région bruxelloise. C’est une manière pour des porteurs de projets de tous horizons de tester leurs activités, pour les propriétaires de site de lutter contre la vacance immobilière et le squat de bâtiments vides et c’est également un levier d’activation pour la revitalisation de quartiers entiers. Conscient de cet enjeu, le Gouvernement bruxellois a décidé en juillet 2021 de mettre en place un Guichet des occupations temporaires. Ce guichet est un point de contact pour accompagner tous les acteurs et répondre aux questions qui se posent. Quelle règlementation s’applique ? Quelles sont les bonnes pratiques ? Quelles sont les exigences de permis et autorisations ?

Que trouver sur le site web www.temporary.brussels ?

 

Le site web du Guichet s’adresse en particulier aux porteurs de projets, ainsi qu’aux propriétaires d’un bâtiment ou site et à la recherche d’un occupant.  

Véritable mine d’informations,  il se veut accessible à toute personne désireuse d’en savoir plus sur les occupations temporaires. On y retrouve entre autres :

  • Les dernières actualités ;
  • Une feuille de route pour lancer un projet ;
  • 186 questions et réponses pratiques ;
  • Une bibliothèque (pour répondre à des questions juridiques, financières, administratives ou autres).

Deux expertises réunies

Grâce à ses connaissances des besoins bruxellois en matière d’immobilier et de foncier et à son expertise en matière de développement de grands projets immobiliers publics, citydev.brussels agit comme facilitateur d’occupations temporaires depuis de nombreuses années déjà. Son équipe dédiée a été fortement renforcée ces deux dernières années. Elle est en  charge du volet opérationnel du guichet. Cette équipe accompagne les porteurs de projets et les propriétaires, tant publics que privés, en leur proposant des lieux pour développer leurs activités. L’équipe diffuse des Appels à Manifestation d’Intérêt (AMI) afin de permettre aux lieux existants de se faire connaître au sein d’un réseau plus large que celui seul réservé aux initiés de l’occupation temporaire et permettre ainsi à toute personne intéressée (amateur, professionnel ou novice) de remettre candidature pour l’occupation/gestion temporaire du bien présenté dans l’AMI.

perspective.brussels est quant à elle en charge du volet prospectif et stratégique du guichet. Avec son expertise multidisciplinaire en matière de développement territorial, son équipe anime les échanges régionaux et un réseau d’acteurs de l’occupation temporaire. Elle est aussi chargée de monitorer le développement des occupations temporaires, de développer et de communiquer les connaissances sur la thématique. 

Pour Rudi Vervoort, Ministre-Président de la Région Bruxelloise : « Nombreuses sont les occupations temporaires culturelles, sociales, artisanales, éducatives ou humanitaires parfois, qui ont déjà vu le jour avec succès, déployant des potentiels pour le plus grand plaisir des Bruxellois ! Avec la naissance du Guichet des occupations temporaires, c’est l’occasion unique de faciliter, de structurer et d’accélérer cette utilisation clé dans la Région solidaire et active que je défends. »

Pour Barbara Trachte, Secrétaire d’Etat à la Transition Economique : « Les occupations temporaires sont un outil particulièrement intéressant pour tout entrepreneur souhaitant lancer ou tester une activité économique. Je suis ravie que la création de ce guichet, qui fait partie des mesures de la Shifting Economy, puisse faciliter la vie des porteurs de projets et contribuer ainsi au dynamisme entrepreneurial bruxellois. »

« La mise en place de ce guichet en ligne constitue une étape supplémentaire de la démarche entamée depuis plusieurs années qui consiste à utiliser les lieux en cours développement pour régénérer les quartiers et répondre aux besoins de la ville », ajoute Benjamin Cadranel, administrateur général de citydev.brussels.

«Les occupations temporaires permettent des tester des activités nouvelles sur un site ou un bâtiment vide en attendant une nouvelle destination. Elles permettent aussi de répondre de manière agile à certains besoins manifestes, par exemple par la mise à disposition d’équipements culturels, sportifs ou sociaux. Le lancement du guichet doit permettre de soutenir plus encore cette dynamique au sein de la Région.», conclut Antoine de Borman, directeur de perspective.brussels.

Thématiques innovantes pour les nouveaux contrats de quartier : Territoire Zéro chômeur et Audit énergétique !

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Thématiques innovantes pour les nouveaux contrats de quartier : Territoire Zéro chômeur et Audit énergétique !

communiqué de presse

14 mars 2023

Depuis 1994, la Région de Bruxelles-Capitale dispose des contrats de quartier, un outil performant de revitalisation urbaine devenu durable en 2010. Chaque année, à l’initiative du Ministre-Président Rudi Vervoort, la Région lance un appel à candidatures auprès des communes bruxelloises afin de définir les nouveaux périmètres éligibles à l’élaboration d’un programme de contrat de quartier durable. La 14ème série (2023-2028/2031) de ces nouveaux quartiers qui bénéficieront de subventions régionales vient d’être lancée. 

La politique des contrats de quartier durables œuvre à renforcer les zones urbaines les plus précarisées de la Région bruxelloise afin de répondre à des besoins cruciaux en matière de logements, de réhabilitation d’espaces publics, de création d’infrastructures de proximité, d’amélioration de l’environnement et de la cohésion sociale. Ces contrats de quartier soutiennent en outre certaines activités économiques ou commerciales et intègrent une dimension environnementale.

Comme pour les séries précédentes, cette nouvelle série de Contrats de Quartier est thématisée. Dans l’élaboration de leur candidature, les communes devront répondre aux deux objectifs suivants:  

– « Territoire zéro chômeur » : notamment par la réalisation d’un cadastre des emplois/activités manquantes du territoire et une réflexion sur comment aider à la mise à l’emploi concrète dans le quartier au regard de ce cadastre.

– « Audit énergétique », en proposant une méthodologie notamment en lien avec Renolution.

Pour cette 14ième série, la totalité des budgets alloués aux opérations socio-économiques sera consacrée à ces deux thématiques.  

Dans l’analyse des dossiers, Urban.brussels sera particulièrement attentif au périmètre proposé, en particulier par rapport aux indicateurs concernant le nombre de chômeurs longue durée, et aux indicateurs portant sur l’emploi et la formation en général.

Un guide pour l’élaboration du dossier de candidature a été développé afin d’aider les communes dans leur travail. Elles auront jusque fin mai 2023 pour introduire leur candidature. Plusieurs étapes d’analyses des périmètres et actions proposées par les communes seront nécessaires avant l’attribution de la nouvelle série prévue avant la fin de l’année 2023.

Le Ministre-Président bruxellois Rudi Vervoort : « L’échelle des quartiers est particulièrement pertinente pour aborder des problématiques et développer des initiatives innovantes, telles que celles choisies pour cette 14ème série : le Territoire Zéro Chômeur et un plan énergétique sur le bâti. 

Le Contrat de Quartier Durable est un outil qui s’est rendu indispensable pour améliorer le cadre et les conditions de vie des habitants des quartiers les plus défavorisés, notamment en matière de logements abordables, d’équipements de proximité et d’espaces publics et verts accessibles à toutes et tous. »

TikTok : le Gouvernement bruxellois décide d’interdir temporairement l’utilisation de l’application TikTok sur le matériel mis à disposition du personnel des organismes régionaux et invite les pouvoirs locaux à adopter cette même interdiction

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TikTok : le Gouvernement bruxellois décide d’interdir temporairement l’utilisation de l’application TikTok sur le matériel mis à disposition du personnel des organismes régionaux et invite les pouvoirs locaux à adopter cette même interdiction

communiqué de presse

10 mars 2023

À la suite de la récente interdiction imposée par la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil européen d’utiliser l’application TikTok sur les appareils liés au travail, le Centre pour la cybersécurité Belgique (CCB) a été invité à formuler un avis, de concert avec les services de renseignement.

Ces rapports recommandent :

– d’interdire l’utilisation de l’application TikTok sur les appareils des services fixes et mobiles ;

– de ne pas installer ou utiliser TikTok sur des appareils personnels permettant d’accéder aux réseaux et systèmes internes.

Dès lors, comme le Conseil National de Sécurité, le Gouvernement bruxellois s’accorde sur une interdiction temporaire de l’utilisation de l’application TikTok sur le matériel mis à disposition du personnel des organismes régionaux. Cette interdiction sera évaluée après une durée de six mois.

Une circulaire définissant notamment la date d’entrée en vigueur de la mesure sera élaborée et présentée la semaine prochaine au Conseil des ministres pour baliser les contours de cette interdiction.

« En tant que Ministre-Président, je souhaite garantir la sécurité des données sensibles de la Région bruxelloise. Pour ce faire, il est important que mon Gouvernement s’inscrive dans la lignée des mesures d’interdiction prises au niveau fédéral et ce, dans un souci de cohérence,» déclare Rudi Vervoort.

« La sécurité des données sensibles doit prévaloir à tous les niveaux de pouvoirs. C’est pourquoi, je demanderai aux Pouvoirs Locaux d’embrayer le pas et d’interdire également pour une durée de 6 mois, l’application TikTok sur les smartphones professionnels de tous les agents communaux », déclare Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois des Pouvoirs Locaux.

Les personnes dormant dans des tentes à Molenbeek sont évacuées

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Les personnes dormant dans des tentes à Molenbeek sont évacuées

communiqué de presse

7 mars 2023

Aujourd’hui, les personnes vivant sous des tentes sur les quais de Molenbeek- Saint- Jean ont été transférées vers différents lieux d’accueil. Sous coordination de la bourgmestre de Molenbeek Catherine Moureaux, la secrétaire d’État à l’Asile et la Migration Nicole de Moor et le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort ont élaboré un scénario ces derniers jours pour que cela se déroule le mieux possible. Ils veulent apporter une solution à la situation désolante dans laquelle se trouvaient ces personnes.

Dans un premier temps, 40 personnes ont été intégrées dans le réseau de Fedasil. Demain encore 40 personnes seront intégrées dans le réseau de Fedasil. Les autres recevront une solution via l’accueil en urgence de la commune et la région qui sera de très courte durée. Les personnes ayant droit à l’accueil sont intégrées dans le réseau de Fedasil. Celles qui n’ont pas droit à l’accueil sont orientées vers les structures d’accueil pour sans-abri via la Région bruxelloise. L’enregistrement des personnes est en cours.

Nicole de Moor : « Après la fermeture du squat de la Rue des Palais, nous travaillions depuis un certain temps sur une solution pour les personnes vivant sur les quais de Molenbeek. Bien que la situation reste difficile et que le réseau d’accueil soit complètement saturé, Fedasil crée continuellement des places supplémentaires. Je suis satisfaite que, grâce à une bonne collaboration, les gens ne doivent plus rester dans des tentes sur les quais. Cependant, ce n’est pas une solution à cette crise. Il est nécessaire de prendre des mesures structurelles. »

Rudi Vervoort« Depuis des mois les personnes sur le pont vivaient dans des conditions inhumaines. La situation était non seulement inacceptable, mais également difficile d’un point de vue sanitaire et sécuritaire pour les nombreux piétons et cyclistes qui passaient par le canal chaque jour. Grâce à une bonne collaboration avec la Secrétaire d’Etat et la bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean, nous pouvons accueillir ces personnes dans de meilleures conditions et leur permettre de passer dans le réseau d’accueil régulier de Fedasil. »

Une étape décisive dans l’instauration d’un périmètre de préemption couvrant l’intégralité du territoire bruxellois !

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Une étape décisive dans l’instauration d’un périmètre de préemption couvrant l’intégralité du territoire bruxellois !

communiqué de presse

16 février 2023

A l’initiative du Ministre-Président Rudi Vervoort, le Gouvernement bruxellois a approuvé ce jeudi, en deuxième lecture, un avant-projet d’ordonnance visant à instaurer un droit de préemption généralisé couvrant l’intégralité du territoire de la Région bruxelloise et limité à certains types de biens immeubles.

Inscrit dans l’accord de majorité bruxellois, ce nouveau dispositif, totalement inédit, participera, à son échelle, à renforcer la politique volontariste de création de nouveaux logements publics, et prioritairement au logement social. En effet, outre la Région bruxelloise, la SLRB, Citydev, la SAU et les Communes bruxelloises seront les seuls acteurs du marché immobilier à pouvoir bénéficier de ce nouvel outil foncier en vue de mener à bien des projets publics en matière de logement. Véritable instrument de veille foncière, l’outil pourrait également s’avérer précieux pour appuyer des projets publics de dé-densification dans certains îlots, conformément à la volonté du Gouvernement bruxellois.

Cet avant-projet d’ordonnance est le fruit d’un important travail de concertation mené ces derniers mois par Urban.brussels et le Cabinet du Ministre-Président auprès de différentes instances officielles (Commission régionale de développement, Brupartners, Conseil consultatif du logement) et en collaboration avec la Fédération royale du Notariat.

Sont visés par le dispositif de préemption généralisé, les terrains bâtis de plus de 500m2 ce qui permettra de continuer à construire la ville de demain sur la ville d’hier et d’aujourd’hui en rénovant notamment le bâti existant. Ce choix s’explique par la volonté de disposer d’un critère objectif permettant de déterminer, de façon incontestable, si un bien entre ou non dans le champ d’application du futur mécanisme. En effet, les données relatives à la superficie des parcelles cadastrales bruxelloises sont disponibles et consultables en libre accès sur le portail BruGIS.

Le projet de texte sera soumis dans les prochains jours à l’avis du Conseil d’Etat et de l’autorité de protection des données. Ensuite, le texte pourra être définitivement approuvé par le gouvernement bruxellois qui transmettra le dossier au Parlement en vue de son examen et de son adoption finale. En parallèle, Urban.brussels  continuera à travailler en 2023, en partenariat avec la Fédération royale du notariat, afin de mettre sur pied une plateforme numérique permettant de fluidifier les communications de vente entre les notaires et les pouvoirs publics préemptants. L’entrée en vigueur du dispositif est prévue pour le début 2024. 

Rudi Vervoort, Ministre-Président bruxellois : « Au fil des ans, la préemption s’impose de plus en plus comme un outil particulièrement stratégique pour les pouvoirs publiques en ce qu’elle leur permet d’acquérir, au prix et aux conditions du marché, des biens pouvant répondre à des besoins d’intérêt général, tel que la création de logements publics et surtout sociaux !  Grâce à la mise en œuvre du droit de préemption généralisé, l’autorité publique sera demain encore mieux informée et mobilisée sur les ventes immobilières les plus intéressantes. Je suis donc ravi qu’une nouvelle étape ait été franchie dans ce dossier qui est repris comme un engagement fort dans l’accord de majorité du gouvernement

Manufakture, une étape du développement du site des Abattoirs

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Manufakture, une étape du développement du site des Abattoirs

communiqué de presse

16 février 2023

Le Ministre-Président Rudi Vervoort et le Secrétaire d’État Pascal Smet ont assisté, ce jeudi, en compagnie du bourgmestre d’Anderlecht Fabrice Cumps, au début officiel des travaux de construction du bâtiment Manufakture par le concessionnaire privé qui exploite le site, la S.A. Abattoir. Ils en ont profité pour faire le point sur les ambitions de la Région bruxelloise pour l’avenir du site, avec le directeur de la Société d’Aménagement Urbain (SAU), qui en a racheté la majeure partie et qui coordonne son développement. 

En mars 2022, le Ministre-Président Rudi Vervoort et le Secrétaire d’État Pascal Smet annonçaient que le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale donnait son accord de principe pour le développement d’un programme public sur le site des Abattoirs d’Anderlecht. Dans la foulée, la majeure partie du site était rachetée par la Société d’Aménagement Urbain (SAU), qui est chargée de coordonner son développement pour concrétiser les ambitions de la Région.

Ce jeudi midi, Rudi Vervoort et Pascal Smet ont fait le point sur ces ambitions régionales, en compagnie du bourgmestre d’Anderlecht, Fabrice Cumps, du directeur de la SAU, Gilles Delforge, et d’Elke Tiebout, la CEO d’Abattoir S.A., le concessionnaire privé qui exploite le site. La commune reste en effet propriétaire de la grande halle historique et la S.A. Abattoir reste propriétaire d’une parcelle le long de la chaussée de Mons, où se trouve notamment le FoodMet. La S.A. Abattoir bénéficie par ailleurs d’un bail emphytéotique qui a été prolongé jusqu’en 2088, ce qui lui permettra de développer ses activités économiques sur le site.

Le Ministre-Président bruxellois Rudi Vervoort a souligné que « du fait de son histoire, de sa localisation et de sa superficie, le site des Abattoirs revêt une grande importance pour la Région. Le site, d’une superficie de 10 ha, jouit en effet d’une position stratégique, à proximité de deux stations de métro, du canal et non loin de la Gare du Midi. L’ambition de la Région consiste à ouvrir le lieu et à le rendre plus accessible aux Bruxellois.es, à lui donner une utilisation plus urbaine en y construisant notamment des logements publics dans le cadre d’une programmation mixte intégrant les développements économiques passés et futurs d’Abattoir S.A. La Région jouissant désormais d’une meilleure maîtrise foncière sur ce lieu stratégique via la SAU, elle travaillera à concrétiser ses ambitions en matière de création de logements  (environ 200 dans une première phase) et d’équipements publics (environ 5 à 6.000 m2), dont une piscine publique avec bassin extérieur ; de réalisation d’espaces publics et d’espaces verts (environ 2 ha) ; de maintien des activités urbaines de production ; de garantie d’accessibilité pour les usagers faibles ; et d’objectifs environnementaux et climatiques. La Région bruxelloise va en outre apporter une contribution significative au projet de rénovation de la Halle centrale, élément exceptionnel du patrimoine industriel, dont la commune reste propriétaire et dont Abattoir S.A. reste emphytéote. Il revient à la SAU de coordonner le développement de l’ensemble du site. »  Cette ambition de la Région avait déjà été exprimée dans le Plan Régional de Développement Durable, dans le Plan Canal et dans le Contrat de Rénovation Urbaine numéro 3 (CRU 3).

Le Secrétaire d’État Pascal Smet a précisé : « C’est une étape très importante sur la voie vers la première piscine à ciel ouvert de Bruxelles. Le projet a longtemps été écarté comme irréaliste, mais aujourd’hui nous en faisons une réalité. Chacun pourra aller y nager en profitant d’une vue imprenable sur Bruxelles. »

Le Bourgmestre d’Anderlecht, Fabrice Cumps, a également participé à la visite en compagnie des médias. Selon lui, « le début du projet Manufakture , c’est le point de départ – ô combien important – d’une nouvelle phase d’un processus de réhabilitation du périmètre stratégique des abattoirs. La Commune s’engage sans réserve dans cette dynamique mobilisant les services publics aux côtés d’acteurs économiques privés comme en particulier la S.A. Abattoir. Nous travaillons collectivement à rendre le site plus en phase avec les besoins contemporains de l’économie bruxelloise des métiers de bouche. Mais c’est aussi sur ce territoire que nous commençons à bâtir ni plus ni moins qu’un tout nouveau quartier, centré autour des halles historiques et très connecté au tissu urbain existant. Tout ceci participera à offrir un cadre de vie amélioré pour l’ensemble des populations de cette partie de Cureghem. C’est donc aujourd’hui un très grand moment pour Anderlecht. »

Ce jeudi midi, Elke Tiebout, CEO de la S.A. Abattoir, accueillait les autorités régionales et communales sur le site des abattoirs pour l’événement symbolique organisé à l’occasion du lancement officiel du chantier de construction du bâtiment Manufakture.

Un énorme travail de fondations a déjà été effectué depuis le mois de mai de l’année dernière. Mais aujourd’hui, il est possible de se rendre compte de ce que sera réellement le futur bâtiment. Abattoir souhaite faire un pas supplémentaire vers la réalisation de son plan directeur en construisant la Manufakture. Après le FoodMet (la halle alimentaire qui a été inaugurée en 2015), la Manufakture sera le deuxième projet urbain du site destiné aux entreprises du secteur agro-alimentaire. D’une part, la Manufakture sera destinée à l’une des principales activités historiques du site : le travail de découpe de la viande. Organiser la découpe de viande au centre d’une grande ville européenne est assez unique. La proximité de la clientèle, le caractère multiculturel de la clientèle et la diversité des découpeurs de viande font que la présence d’une activité productive de viande dans le centre de Bruxelles continue à avoir du sens. En outre, la Manufakture s’adresse également aux entreprises de production et de transformation de l’industrie alimentaire au sens large. Il s’agit d’un projet d’une superficie d’environ 6 000 m². Le coût total de la construction de la Manufakture est de 22,7 millions d’euros. 10,1 millions d’euros sont financés par le FEDER et par la Région bruxelloise pour la création d’infrastructures destinées aux PME dans la zone du canal. En outre, la Région, en collaboration avec la VGC (Commission communautaire flamande) investit 3,9 millions d’euros supplémentaires dans le renforcement du bâtiment pour accueillir une piscine publique sur le toit de la Manufakture. Dans le plan directeur d’Abattoir, l’idée a toujours été de valoriser les toitures des nouveaux bâtiments de la ville. « Abattoir se tourne vers l’avenir avec optimisme, a expliqué Elke Tiebout. Avec la construction de la Manufakture, nous souhaitons poursuivre notre engagement en faveur d’un développement économique diversifié, dans le secteur agroalimentaire, pour rester le « Ventre de Bruxelles ». Ensemble avec tant d’autres, la S.A. Abattoir veut continuer à écrire une histoire durable, et être un site ouvert. »  Un parking sera également aménagé dans le bâtiment de la Manufakture, avec un total de 350 places de stationnement réparties sur deux étages

Gilles Delforge, le directeur de la Société d’Aménagement Urbain (SAU), s’est réjoui que « la pérennisation d’une maîtrise foncière publique sur le site, au niveau régional, soit assurée. La SAU coordonnera bien entendu son développement en concertation avec la commune d’Anderlecht, propriétaire historique du site, et avec Abattoir S.A, son exploitant économique. La Région, la commune et l’exploitant partagent depuis une dizaine d’années des ambitions convergentes pour son développement. Mais il est apparu qu’une nouvelle approche foncière et une expertise supplémentaire étaient nécessaires pour coordonner la concrétisation de ces ambitions et pour piloter certaines d’entre elles. La SAU étant active depuis 2016 dans la zone du canal, elle a noué d’excellents contacts  tant avec les autorités communales qu’avec Abattoir S.A. Elle a par ailleurs l’expérience du développement de grands projets urbains et d’équipements d’envergure régionale de natures très diverses. La SAU a  donc proposé d’acheter la majeure partie du site et d’endosser un rôle de coordination de son développement, qui prévoit notamment la création de logements publics et d’une piscine, ainsi que l’amélioration et l’ouverture des espaces publics. Ce qui a très vite fait consensus entre les partenaires. Après les accords de principe engrangés au fil des mois entre les différentes parties, une étape concrète importante a été franchie le 24 mars 2022. Le conseil communal anderlechtois a en effet validé la vente à la SAU de la partie du site dont la commune était propriétaire, à l’exception de la grande halle historique des abattoirs, dont Anderlecht reste propriétaire. Par ailleurs, Abattoir S.A. a cédé à la SAU la propriété d’une parcelle, le long du canal, où sont prévus la construction des logements publics et d’autres programmes publics, ainsi que l’aménagement d’une esplanade entre la station de métro Delacroix et la Erasmus Hogeschool. Abattoir S.A. reste propriétaire d’une parcelle le long de la chaussée de Mons, où se trouve notamment le FoodMet. En outre, l’entreprise bénéficie d’une prolongation jusqu’en 2088 du bail emphytéotique qui lui permet de développer de façon qualitative ses activités économiques sur le site des abattoirs en renforçant le pôle industriel et commercial agro-alimentaire. La SAU travaille actuellement sur la coordination du développement des divers projets régionaux et a été chargée de la maîtrise d’ouvrage déléguée pour la réalisation de la piscine. »

Frédéric Loriaux,  Administrateur Directeur de CIT Blaton, l’entreprise générale qui construit Manufakture pour la S.A. Abattoir, a indiqué : « CIT Blaton est très fier de participer à la renaissance du site des Abattoirs d’Anderlecht. La construction de ce bâtiment aux multiples fonctions est à l’image de ce quartier multiculturel en pleine évolution. » 

Palais 48 : la Région bruxelloise, la commune de Schaerbeek et le Fédéral s’accordent sur un plan de sortie de crise pour les occupants

palais 48

Palais 48 : la Région bruxelloise, la commune de Schaerbeek et le Fédéral s’accordent sur un plan de sortie de crise pour les occupants

communiqué de presse

9 février 2023

Depuis trois mois, le bâtiment situé au 48 de la rue des Palais est investi par un nombre toujours plus important de personnes, en majorité des demandeurs d’asile. Les conditions d’occupation inhumaines ont engendré une situation extrêmement difficile, autant d’un point de vue sanitaire que sécuritaire. Les différentes autorités se sont cependant toujours refusées à une évacuation sans proposition de relogement pour les occupants

Des solutions sont mises en place par le Gouvernement fédéral, le Gouvernement régional et la Commune de Schaerbeek. Face à cette occupation d’une ampleur inédite et à sa dégradation, un plan de sortie de crise a été élaboré par les différents niveaux de pouvoir concernés et leurs administrations, en collaboration avec les partenaires associatifs, les forces de police et de secours et les autorités sanitaires, sous la coordination de Safe.brussels,  afin de reloger les occupants et vider le bâtiment.

Fedasil poursuit la prise en charge quotidienne de demandeurs d’asile présents au Palais 48, et aura relogé plus de 700 demandeurs d’asile d’ici le lundi 13 février, ce qui correspond  à la majorité du public.

Le mardi 14 février, toutes les personnes encore présentes dans le bâtiment et volontaires pour être relogées seront prises en charge via un dispositif d’accompagnement médical coordonné par les SCR (Services du Collège Réuni) de la COCOM. Elles se verront proposer une solution d’hébergement par les autorités bruxelloises – financé par la convention entre  le fédéral et la région –  via un dispositif social coordonné par Bruss’Help. Ces dispositifs regrouperont les associations d’aide aux sans-abri et aux publics migrants, dont le SamuSocial, BelRefugees, la Croix Rouge, ainsi que des associations d’aide au public souffrant d’assuétudes (Transit, Lama, CoVeR).

Le lendemain, mercredi 15 février,  le bâtiment sera totalement vidé avec l’appui des forces de police et fermé.

Une campagne d’information est organisée dans le bâtiment afin de communiquer aux occupants les modalités de l’évacuation.

La SLRB (Société du Logement de la  Région bruxelloise ) est devenue propriétaire du bâtiment le 31 janvier dernier, dans le but  de transformer ces bureaux en logements accessibles. Dans l’attente de la réalisation des plans, de l’obtention des permis etc.,   l’objectif de la Région bruxelloise a toujours été de transformer ce bâtiment en un centre d’accueil qui rencontre les standards en termes d’hygiène, d’infrastructures et de sécurité. L’occupation illégale avait interrompu les travaux d’aménagements à peine commencé. Après l’évacuation, le chantier pourra reprendre, pour y permettre l’accueil dans de bonnes conditions. 

Le Ministre-Président bruxellois Rudi Vervoort : « Tout a été mis tout en oeuvre pour que cette évacuation se déroule dans la sérénité. C’est grâce à un travail coordonné et concerté que nous avons réussi à trouver des solutions décentes d’hébergement pour les occupants du Palais. Je tiens à remercier toutes les autorités et administrations concernées et les partenaires associatifs pour l’important travail  mené ces dernières semaines par afin de mettre un terme à cette situation particulièrement difficile et inhumaine.» 

La Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Nicole De Moor : « Ces dernières semaines, nous avons fait tout notre possible pour transférer les demandeurs d’asile de l’immeuble squatté vers des centres d’accueil. Cela se fait progressivement, car nous continuons à fournir une capacité suffisante pour les familles et les mineurs non accompagnés qui arrivent chaque jour dans notre pays. Il est important que nous trouvions une solution pour les résidents et que nous mettions fin aux conditions déplorables dans l’immeuble, mais ce n’est pas la fin de la crise d’accueil. Au cours de la période à venir, nous continuerons à travailler tant sur des places d’accueil supplémentaires que sur des réformes structurelles de la politique migratoire. Je remercie tous les partenaires impliqués avec lesquels nous travaillons. » 

Cécile Jodogne, Bourgmestre de Schaerbeek : « Vus les risques sanitaires, une évacuation a toujours été impensable pour moi sans prise en charge et solutions d’hébergement. Aujourd’hui, grâce à la collaboration avec le gouvernement fédéral et la Région, des places d’hébergement sont garanties et permettent une évacuation organisée. Il était grand temps que cette situation inhumaine et dangereuse s’arrête, pour les occupants mais aussi pour les riverains du Quartier Nord ! »

Le Prix David Yansenne 2022 met à l’honneur des projets visant à améliorer la prise en charge des victimes de violence domestique et sexuelle mais aussi les relations entre jeunes et policiers

prix david yansenne 2022

Le Prix David Yansenne 2022 met à l'honneur des projets visant à améliorer la prise en charge des victimes de violence domestique et sexuelle mais aussi les relations entre jeunes et policiers

communiqué de presse

7 février 2023

Depuis 2015 , le Prix David Yansenne, du nom de feu l’ancien chef de corps David Yansenne, est remis par le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale à un ou plusieurs projets visant à améliorer les services de prévention et de sécurité offerts aux citoyens. Le Prix David Yansenne récompense des initiatives dont les résultats concrets sont évalués par un jury composé d’experts et de professionnels du secteur de la sécurité et de la prévention (Cabinet du Ministre-Président, safe.brussels, Brusafe, des représentants du monde académique, la police fédérale, le parquet de Bruxelles, la STIB). Le jury évalue la pertinence des projets, la qualité de la collaboration, l’innovation et la méthodologie sur laquelle les projets reposent.  

Ce mardi, lors d’une cérémonie, le Ministre-Président Rudi Vervoort et Safe.brussels ont révélé les noms des trois lauréats du prix 2022.

Le premier prix est attribué au projet “Casa Assistance” de l’ASBL Casa Legal. 

“Casa assistance” est un projet de lutte contre la violence domestique de l’ASBL Casa Legal qui travaille en collaboration avec des avocats ainsi que la section AELE de la zone de police de Bruxelles-Capitale-Ixelles.

Le projet propose, grâce à la collaboration avec des avocats, une orientation sociojuridique et multidisciplinaire des victimes.  Cette   orientation sociojuridique permet de construire une relation de confiance avec les victimes afin de pouvoir leur offrir une défense juridique et / ou un accompagnement tout au long du processus de déposition de plainte.  Par la suite, un soutien est également offert par un travailleur psychosocial de Casa Legal. Par ailleurs, des ateliers pour les professionnels sont également organisés en collaboration avec la Section EVA de la police locale de Bruxelles-Capitale. Ce projet est mené en collaboration avec la section EVA de la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles.

La section EVA, est, quant à elle, lauréate du deuxième prix de cette édition.

La section EVA (Emergency Victim Assistance ) est une unité d’interrogatoire spécialisée dans l’amélioration de la réponse policière aux victimes de crimes sexuels, de violence domestique et/ou de crimes de haine, dans le plein respect des personnes, de leurs besoins et de leurs attentes ainsi que de leur rythme. Sur la base de son expertise et de sa coopération avec ses nombreux partenaires, la section EVA a développé une gamme spécifique de services afin d’éviter la victimisation secondaire. 

Le troisième prix est décerné au projet Team School de la zone de police de Bruxelles-Nord. 

Team School s’engage à améliorer la relation entre les jeunes et la police. En effet, en plus de leur travail quotidien, les 127 policiers de la zone sont engagés dans de nombreux projets au sein de 163 écoles (maternelles, primaires et secondaires) et 93 crèches présentes sur son territoire. Grâce à Team School, les jeunes et la police ont la possibilité de se connecter davantage, de mieux se connaitre et de déconstruire les stéréotypes autour de la police.

« Je suis particulièrement heureux que deux des trois projets primés concernent la prise en charge des victimes de violence domestique et sexuelle. Bravo au projet Casa Assistance et à la section EVA pour leur travail ! En Belgique, une femme sur trois a été victime de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans. Chaque jour, neuf viols sont déclarés mais on estime que 90% des victimes ne portent pas plainte. Par ailleurs, 53% des victimes sont mineures d’âge. Ces chiffres démontrent l’importance de se consacrer à la lutte contre ce fléau. Je tiens aussi à féliciter la Team School de la zone Polbruno qui grâce à son travail de proximité, entretient au quotidien une relation de confiance avec les enfants et les jeunes bruxellois », déclare Rudi Vervoort, Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale.

Les trois projets vainqueurs seront respectivement récompensés par des sommes de 6000€, 4000€ et 2000€.